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L’accord avec l’Iran est bon pour l’économie mondiale (sauf peut-être pour la Chine et la Russie) [Slate.fr]

Posted on 26 November 2013 by Ali Fathollah-Nejad

Bachir El Khoury | Slate.fr | 25 novembre 2013

 

Outre les 7 milliards de dollars à «récupérer» sur les six prochains mois, la levée de certaines sanctions devrait permettre à Téhéran de souffler après deux ans de récession.

L’accord conclu dans la nuit de samedi à dimanche à Genève entre les six puissances de l’ONU et l’Iran n’a pas qu’une dimension diplomatique et politico-sécuritaire. Il a également une importance économique aussi bien pour Téhéran que pour les autres pays directement ou indirectement concernés par le régime des sanctions.

Les Occidentaux se sont engagés à ne pas mettre en place de nouvelles sanctions dans les six mois, et à lever «provisoirement et de manière réversible» certaines de celles qui sont en vigueur. Celles-ci concernent notamment le commerce des métaux précieux et l’industrie automobile et pétrochimique, qui constituent une part non négligeable de l’économie iranienne. A elle seule, l’industrie automobile représente environ 10% du PIB iranien, se plaçant en 3e position derrière la production pétrolière et gazière.

Selon l’administration américaine, l’allègement concernant le commerce dans ces trois industries devrait permettre à l’Iran de récupérer un manque à gagner d’environ 1,5 milliard de dollars.

L’accord prévoit en outre l’accès de Téhéran à des avoirs en devises dérivés essentiellement du commerce pétrolier et gelés dans des comptes bancaires à l’étranger, dont la valeur est estimée à 4,2 milliards de dollars. Parmi les autres mesures figure également le déblocage de plus d’un demi-milliard de dollars destinés aux étudiants iraniens à l’étranger.

En somme, le programme d’allègement des sanctions porte sur une enveloppe de 7 milliards de dollars sur les six mois de l’accord intérimaire. En revanche, les principales sanctions sur le pétrole et le secteur bancaire, qui pèsent plus lourd sur l’économie iranienne, demeurent en place en attendant un accord final.

Les sanctions contre l’Iran sont jusqu’à aujourd’hui de trois sortes:

  • 1. celles de l’ONU ont commencé en 2006, avec notamment le gel d’actifs financiers de certaines personnes et entités impliquées dans le programme nucléaire iranien. Dans les années suivantes, la liste des personnes et entités a augmenté et un embargo sur les armes a été imposé. En outre, les institutions financières ont été pratiquement interdites de prêter de l’argent à l’Iran.
  • 2. celles imposées par les Etats-Unis remontent à la crise des otages de 1979 qui a précédé la rupture des liens diplomatiques entre les deux pays. Au lendemain de cette crise, les Américains avaient gelé 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens, mais la plupart des actifs ont été débloqués au début des années 1980, selon le New York Times. En 1987, les Etats-Unis ont interdit l’importation de biens et de services iraniens. Parmi les autres sanctions ajoutées plus tard, figure, outre le gel d’actifsfinanciers, l’interdiction de tout investissement ou activité américaine commerciale ou bancaire avec Téhéran. Des sanctions votées durant l’hiver 2011 ont même interdit à tout pays d’entretenir des relations avec la banque centrale d’Iran.
  • 3. celles de l’Union européenne imposées dans la foulée des négociations qui avaient démarré il y a dix ans ont sévi à partir de 2012 avec un embargo sur lesexportations pétrolières et l’expulsion des banques iraniennes d’un système bancaire électronique mondial.

Des sanctions qui avaient plombé l’économie locale…

L’ensemble de ces sanctions a plombé l’économie locale, d’autant plus qu’elles sont intervenues dans un contexte de crise mondiale. Le pays est plongé dans une forte récession depuis maintenant deux ans, ce qui aurait favorisé, selon certains observateurs, la conclusion de l’accord avec le groupe 5 +1.

La croissance, qui évoluait au-delà des 8% en 2002 et 2003 a sombré à -1,8% en 2012, et -1,4% en 2013, au terme d’une décennie de restrictions économiques qui a coïncidé avec un recul de la demande mondiale et d’une oscillation des prix pétroliers, au lendemain de la crise de 2008.

L’embargo imposé par l’Europe constitue en ce sens une étape charnière. L’Union européenne était à l’origine de 20% des achats de pétrole iranien, avant la décision prise en juillet 2012. Cela s’est répercuté négativement sur les recettes pétrolières et l’activité commerciale iranienne basée à hauteur de 80% sur les exportations pétrolières. Les sanctions ont également eu un impact négatif sur l’exportation et la production automobile, qui a baissé de moitié entre 2011 et 2013, passant de 1,6 million à 800.000 véhicules.

Les résultats ne se sont pas fait attendre: l’année dernière, les exportations du pays ont chuté de 28% et les importations de 20%.

Sur le plan monétaire, le rial a perdu plus de 60% de sa valeur en 2012, plongeant à près de 40.000 rials contre un dollar avant de s’établir à près de 30.000 rials à la suite de l’élection en juin dernier de Hassan Rohani. Cette dépréciation de la monnaie locale avait provoqué une inflation soutenue avec des prix alimentaires en hausse de plus de 50%, affaiblissant davantage les couches sociales moyennes et les plus fragiles.

… mais dont certains ont su profiter

En revanche, les entreprises étatiques et semi-étatiques ont pu profiter de cette situation en monopolisant des importations de différentes marchandises par les «canaux noirs», selon le politologue irano-allemand Ali Fathollah-Nejad.

Parmi les autres «profiteurs» se trouvent aussi les pays ayant des intérêts stratégiques à maintenir le régime des sanctions énergétiques contre l’Iran, même s’ils prétendre publiquement –parfois même farouchement– y être opposés. Grâce à l’isolement géopolitique de l’Iran, la Russie a en effet sauvegardé son quasi-monopole sur les livraisons d’énergie vers l’Europe. En outre, la Chine a bénéficié de prix extrêmement avantageux sur ses importations de pétrole iranien grâce aux sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Europe.

Quant au Qatar, qui partage avec l’Iran un des plus grands champs gaziers du monde, le South Pars, dans le golfe persique, il a accéléré le rythme d’exploitation de ce champ commun.

Si, en elles-mêmes, les mesures d’allègement des sanctions ne sont pas de nature à compenser les dizaines de milliards de dollars perdus par l’Iran ces deux dernières années, celles-ci pourraient ouvrir la voie vers une nouvelle ère. En réduisant la probabilité d’une action militaire contre l’Iran et en augmentant la perspective d’un nouvel allègement des sanctions à l’avenir, l’accord de Genève pourrait mettre fin à la fuite des capitaux hors du pays et entraîner une reprise partielle des investissements.

 

SOURCE

Bachir El Khoury (2013) “L’accord avec l’Iran est bon pour l’économie mondiale (sauf peut-être pour la Chine et la Russie)“, Slate.fr, 25 novembre.

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“Ich sehe die neue iranische Außenpolitik nicht als Folge der Sanktionen”

Posted on 13 November 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Der iranische Präsident Rohani und sein Team gehörten einer außenpolitischen Schule an, die schon vor zehn Jahren an konstruktiver Zusammenarbeit mit dem Westen interessiert gewesen sei, sagt der deutsch-iranische Politikwissenschaftler Ali Fathollah-Nejad. Eine Atombewaffnung sei gar nicht im iranischen Sinne.

Reinhard Bieck: Herr Fathollah-Nejad, Sie fordern seit Jahren das Ende der Sanktionen gegen Iran. Muss man jetzt nicht sagen, dass die Kompromissbereitschaft Hassan Rohanis nicht genau diesen Sanktionen geschuldet ist?

Ali Fathollah-Nejad: Es ist zunächst einmal festzustellen, dass das außenpolitische Team, was nunmehr mit der Rohani-Administration in Teheran das Sagen hat, vor ungefähr zehn Jahren, also die gleiche außenpolitische Schule auch damals vor zehn Jahren an der Macht war. Und das war damals in Bezug auf den Afghanistan-Krieg und dort spielte die konstruktive Rolle Irans bei der Bonner Konferenz eine sehr, sehr große Rolle. Und Iran hatte dann damals im Gegenzug die Listung in der Achse des Bösen bekommen. Das bedeutet, diese außenpolitische Schule, die damals schon an konstruktivem Engagement mit dem Ausland, vor allem mit dem Westen interessiert war, ist nunmehr auch an der Macht. Das heißt, diese neue iranische Außenpolitik ist nicht in erster Linie mit dem Sanktionsdruck zu erklären.

Bieck: Aber Rohani hat doch von Anfang an gesagt, der Iran müsse wieder wirtschaftlich auf die Beine kommen, das scheint sein großes politisches Ziel zu sein, und dazu müssten die Sanktionen weg. Das aber geht nur mit Zugeständnissen beim Atomprogramm, oder?

Ali Fathollah-Nejad: Genau, richtig. Zweifelsohne haben die Sanktionen, die in der Tat lähmend sind, die wirtschaftliche Krise im Iran verschärft. Und ohne die Aufhebung der Sanktionen ist eine Wiederbelebung der iranischen Wirtschaft kaum denkbar. Sodass, wie Sie schon angedeutet haben richtigerweise, Rohani auch innenpolitisch unter Druck steht. Aber ich sehe die neue iranische Außenpolitik nicht als Folge der Sanktionen, sondern sie ist eingebettet in eine außenpolitische Schule, die auf Win-win-Situationen ausgeht, sodass man auch selber bereit ist, dafür auch Konzessionen zu machen. In dem speziellen Fall des Atomkonflikts bedeutet das größere Transparenz und größere Kontrolle des Atomprogramms.

Bieck: Nun warnen viele Exiliraner, die in den USA leben, Washington dringend davor, sich von Rohani täuschen zu lassen. Der redet zwar anders, so hört man da, sei aber ansonsten auch nicht besser als Ahmadinedschad. Können Sie diese Haltung verstehen?

Fathollah-Nejad: Ich glaube, dass diese Stimmen nunmehr sehr, sehr vereinzelt wahrzunehmen sind. Ich glaube, auch innerhalb der verschiedenen politischen Richtungen auch innerhalb der iranischen Opposition hat sich mittlerweile der Eindruck durchgesetzt, dass die Sanktionen doch sehr, sehr schädlich sind, auch für die iranische Zivilgesellschaft. Sodass wir in den vergangenen Monaten auch innerhalb Irans auch Initiativen hatten zur Beendigung der Sanktionen. Sodass solche Stimmen aus dem komfortablen Ausland, die ja nach wie vor nach Sanktionen rufen, eigentlich eine Stimme einer immer, immer kleineren Minorität sind, die im Iran selbst so nicht geteilt wird.

Bieck: Das letzte Wort in Teheran hat ja nicht der Präsident, sondern der oberste geistliche Führer Ajatollah Ali Chamenei. Spricht die Delegation in Genf auch in dessen Namen?

Fathollah-Nejad: Im Iran ist es natürlich so, dass Chamenei das Staatsoberhaupt ist. Solch eine außenpolitische Initiative, wie wir sie in den letzten Wochen gesehen haben, ist ohne sein Ja nicht denkbar, sodass Rohanis Initiative natürlich unterstützt wird von Chamenei. Und wir dürfen auch nicht vergessen, dass der Präsident und das Staatsoberhaupt Chamenei sehr, sehr gute Beziehungen haben. Der jetzige Präsident war der Vertreter von Staatsoberhaupt Chamenei für lange Jahre im Obersten Nationalen Sicherheitsrat des Iran. Sodass es insgesamt durchaus eine außenpolitische Schule natürlich ist, die eine andere Linie verfolgt als die Ahmadinedschad-Regierung. Aber diese Leute, Rohani und sein Außenminister Sarif, werden in dieser neuen Außenpolitik ganz eindeutig auch von Chamenei unterstützt.

Bieck: Ja, aber wer gibt dem Westen die Garantie, dass der Iran in ein paar Jahren dann nicht wieder an einer Bombe bastelt?

Fathollah-Nejad: Das ist ja genau das Interesse des Westens und der USA auch, sehr schnell einen Deal zu machen, sodass halt mehr Transparenz hergestellt wird. Es gibt ja einige Details, die halt in diese Richtung führen, um eine Break-out-Capability, also eine potenzielle Atombewaffnung Irans zu vermeiden. Beispielsweise dass Iran darauf verzichtet, eine 20-Prozent-Anreicherung zu machen, dass Iran beispielsweise verzichtet, den Schwerwasserreaktor in Arak zu Ende zu bauen, was zur Gewinnung waffenfähigen Plutoniums dienen könnte. All das hat ja der Westen in den gegenwärtigen Verhandlungen in Genf fest im Blick. Das auf der einen Seite. Auf der anderen Seite muss man auch sehen – und das habe ich auch in der Vergangenheit argumentiert -, dass eine Atombewaffnung gar nicht im iranischen Sinne ist. Weil, wenn man sich die Region anschaut, ist Iran das größte Land und hat das größte geopolitische Gewicht in dieser Region. Sodass viele Strategen auch über verschiedene Denkschulen hinweg zu der Konklusion gekommen sind, dass eine Atombewaffnung nur andere Anrainerstaaten auch zu einer Atombewaffnung vielleicht bringen könnte, sodass dieses – in Anführungsstrichen – natürliche Übergewicht Irans dann zunichte ginge.

 

QUELLE

“Ich sehe die neue iranische Außenpolitik nicht als Folge der Sanktionen” [»I Don’t See the New Iranian Foreign Policy as Resulting from Sanctions«], Ali Fathollah-Nejad interviewt von Reinhold Bieck, Deutschlandfunk, 9. November 2013.

 

ENGLISH INFO

This is an interview (in German) with Ali Fathollah-Nejad, conducted by Germany’s national public radio, ‘Deutschlandfunk’ (DLF), on the occasion of the negotiations between Iran and great-powers in Geneva during the second weekend of November.

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Rohanis Agenda [Hintergrund]

Posted on 25 October 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Lesen Sie das Interview hier [pdf].

 

QUELLE

Regine Naeckel (2013) “Rohanis Agenda: Was will der neue iranische Präsident? [Rohani’s Agenda: What Does the New Iranian President Want?]“, Interview mit Ali Fathollah-Nejad, Hintergrund: Das Nachrichtenmagazin, Nr. 4/2013, S. 52–55.

 

INFORMATION IN ENGLISH

This is a long interview (in German) with Ali Fathollah-Nejad on the new Iranian administration’s foreign-policy agenda in which he discusses the various dominant Iranian foreign-policy schools of thought. It has been published in the German news magazine Hintergrund.

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West, Iran Grapple with Domestic Deal Breakers // Ende von Iran-Sanktionen in Sicht? [DW]

Posted on 16 October 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

West, Iran Grapple with Domestic Deal Breakers

Current talks represent the best chance in years for the West and Iran to reach an agreement on Tehran’s nuclear program. But political hurdles at home remain for all the parties at the negotiating table.

“Over the last 10 years, signs of a rapprochement have not been better,” said Ali Fathollah-Nejad of the School of Oriental and African Studies in London. Ahead of talks between Iran and the so-called 5+1, the veto-wielding nations of the UN Security Council plus Germany, Tehran sent positive signals to the international community. It showed that Iranian President Hassan Rouhani wanted a solution to the issue as quickly as possible.

“There has also been a shift in thinking on the Western side,” Fathollah-Nejad told DW. “It’s ready to recognize Iran’s right to a nuclear program.”

While Iran sees enriching uranium on its own as a key step towards energy independence, the West sees it as an indicator that the nuclear program does not serve purely civilian purposes.

The right to use nuclear power for civilian purposes and the lifting of sanctions against Iran were the two demands formulated by Tehran ahead of the talks in Geneva. In exchange, Iran could offer transparency and trust-building measures as a form of guarantee that its nuclear program is not being used for military purposes. A suggestion along these lines was made by Hossein Mousavian, former head of the Iranian nuclear negotiation delegation, in an article in the German daily “Frankfurter Allgemeine Zeitung.”

A difficult balancing act

From the Western point of view, it is time for Iran to make its next move. The talks in Geneva represent the first test of whether action will follow the positive signals from Tehran in recent weeks. Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif presented a three-point plan to settle the dispute. Parties to the negotiations did not comment in detail on Zarif’s plan. Observers in Iran have said Tehran appears to be working toward an agreement within one year with the first stage, likely to include lifting at least some sanctions, to occur within two months.

Pressure to find a quick solution to the Iranian nuclear issue, which has been controversial for years, could come from domestic concerns in Iran. Supreme Leader Ayatollah Ali Khameneiis said to have called for the lifting of sanctions within six months.

“When the results of negotiations are presented, Rouhani will have to show some kind of success,” Steffen Meier of the German Institute for International Security Affairs told DW. “That is going to be a difficult balancing act.”

“I think the deciding factor will be the offers the West makes now – and sanctions will certainly play a role,” said Jens Peter Steffen of International Physicians for the Prevention of Nuclear War.

What will the West offer?

The West should offer to ease sanctions as a means of supporting Rouhani, Fathollah-Nejad said. But such a stance could be difficult for the West for two reasons.

First, US President Barack Obama would need the support of the Republican-led House of Representatives to lift economic sanctions against Iran. “[The Republicans] do not necessarily share Obama’s position that the negotiating process can be supported by easing sanctions,” Meier said.

Second, China and Russia, both of which hold veto power at the UN Security Council, benefit from the sanctions and may not see an interest in quickly lifting them, Fathollah-Nejad said.

As Iran’s second-largest trading partner, thanks in part to sanctions preventing other nations from trading with Tehran. For its part, Russia fears that if sanctions were lifted, Iran could become an energy supplier to the lucrative European gas and oil markets Moscow currently claims as its own. But getting Iranian gas and oil to Europe would be a difficult undertaking, according to Fathollah-Nejad. “Iranian oil production is throttled mainly because of a lack in major investments,” he said. “The West’s involvement in increasing oil production would be absolutely necessary.”

A web of sanctions

Before the West can invest in Iran, however, the economic – as well as banking and financial – sanctions would have to be lifted. It is, however, not possible to lift sanctions virtually overnight.

“We have an interwoven regime of sanctions that includes many different types of sanctions put in place by the United States as well as the European Union and the UN Security Council,” said Meier. “In this meshwork, taking steps that will have an effect on the Iranian economy is more difficult than one would think.”

On the other hand, any gradual easing of sanctions in return for Iranian cooperation, for, say, just the oil industry, or for the trading of precious metals, would have limited immediate effect on the creaking Iranian economy.

SOURCE
Wulf Wilde (2013) “West, Iran Grapple with Domestic Deal Breakers“, Deutsche Welle, 16 October 2013 ▪ republished on Haberler.com (Turkey).
[GERMAN (original)] Wulf Wilde (2013) “Atomkonflikt: Ende von Iran-Sanktionen in Sicht?“, Deutsche Welle, 16. Oktober.
[SPANISH] Wulf Wilde (2013) “¿Qúe intereses afecta un eventual fin de las sanciones contra Irán?“, Deutsche Welle Español, 16 octubre.
[INDONESIAN] Wulf Wilde (2013) “Harapan Berakhirnya Sanksi atas Iran?“, Deutsche Welle, 16 October.
[CHINESE] Free i News, 16 October 2013.
[ALBANIAN] Wulf Wilde & Amarildo Topi (2013), “Shanse të mira për një marrëveshje mes Iranit dhe Perëndimit, Deutsche Welle, 18 October.
[ALBANIAN] “Bisedimet me Iranin, atmosfera më e mirë në 10 vjet“, Top Channel TV (Tirana, Albania), 18 October 2013.

 

* * *

Ende von Iran-Sanktionen in Sicht?

Die Chancen für eine Lösung im Streit um das iranische Atomprogramm stehen so gut wie lange nicht mehr. Doch nicht alle Verhandlungspartner haben ein wirkliches Interesse an der Aufhebung der Sanktionen.

“Die Zeichen für eine Annäherung waren nie besser in den vergangenen zehn Jahren”, meint Ali Fathollah-Nejad von der School of Oriental and African Studies in London. Der Iran habe vor den Gesprächen mit der sogenannten 5+1-Gruppe aus den UN-Vetomächten und Deutschland deutlich positive Signale gesendet. Diese ließen darauf schließen, dass die iranische Regierung unter dem neuen Präsidenten Hassan Rohani das Problem so schnell wie möglich lösen möchte. “Zudem hat auf der westlichen Seite ein Umdenken stattgefunden. Man ist nun zumindest bereit, das Recht des Iran auf ein Atomprogramm anzuerkennen”, sagt Fathollah-Nejad im Gespräch mit der DW.

Der Westen beobachtet vor allem die Anreichung von Uran in iranischen Atomanlagen mit Misstrauen. Für den Iran ist die Uranreichung jedoch wesentlicher Bestandteil einer unabhängigen Energieversorgung. Folglich formulierte Teheran im Vorfeld der Gespräche das umfassende Recht auf die friedliche Nutzung der Atomenergie. Auch die Aufhebung der Sanktionen ist eine iranische Forderung. Im Gegenzug könnte der Iran Transparenz und vertrauensbildende Maßnahmen anbieten – als eine Art Garantie, dass sein Atomprogramm nie zu militärischen Zwecken genutzt wird. Diesen Vorschlag machte kürzlich Hossein Mousavian, früherer Sprecher der iranischen Verhandlungsdelegation, gegenüber der “Frankfurter Allgemeinen Zeitung”.

Schwieriger Balanceakt

Aus Sicht der westlichen Staatengemeinschaft ist aber zunächst der Iran am Zug. Die Gespräche in Genf gelten als erster Test, ob den positiven Signalen der vergangenen Wochen auch konkrete Taten folgen. Am ersten Verhandlungstag in Genf überraschte Außenminister Mohammed Dschawad Sarif mit einem dreistufigen Zeitplan für eine Beilegung der Krise. Über den genauen Inhalt des Plans war von den Verhandlungsteilnehmern nichts zu erfahren. Aus iranischen Kreisen hieß es, Teheran strebe eine Einigung innerhalb eines Jahres an, wobei eine erste Etappe in ein bis zwei Monaten erreicht werden solle.

Ein ehrgeiziges Ziel, doch Präsident Rohani steht innenpolitisch unter Druck, schnell Ergebnisse zu präsentieren, die zur Aufhebung der Sanktionen führen. Der geistliche Führer Ajatollah Ali Chamenei soll Rohani dafür ein halbes Jahr Zeit gegeben haben. “Rohani muss, wenn er die Verhandlungsergebnisse in Teheran präsentiert, Erfolge vorweisen. Das ist ein schwieriger Balanceakt”, sagt Oliver Meier von der Stiftung Wissenschaft und Politik in Berlin im Gespräch mit der DW.

Kampf um Absatzmärkte

“Ich halte es für entscheidend, welche Angebote der Westen jetzt macht, und da werden die Sanktionen sicherlich eine wichtige Rolle spielen”, meint Jens Peter Steffen von der Organisation Internationale Ärzte für die Verhütung des Atomkrieges. Um Rohanis Kurs zu unterstützen, müsse der Westen im Gegenzug für Irans Entgegenkommen eine Lockerung der Sanktionen anbieten, glaubt auch Fathollah-Nejad. Genau das könnte jedoch aus zweierlei Gründen schwierig werden.

Erstens: Die US-amerikanische Regierung von Präsident Barack Obama ist für eine Lockerung der Sanktionen auf die Zustimmung des republikanisch dominierten Repräsentantenhauses angewiesen. “Dieser teilt nicht unbedingt die Position Obamas, dass man über Sanktionslockerungen den Verhandlungsprozess vorantreiben kann”, so Meier. Zweitens: Die beiden UN-Sicherheitsratsmitglieder Russland und China seien als Nutznießer der Sanktionen zudem nicht unbedingt an einer schnellen Annäherung zwischen dem Westen und dem Iran interessiert, so Fathollah-Nejad.

Krise der Ölproduktion

China ist der zweitgrößte Handelspartner des Iran – begünstigt durch die Sanktionen. Und auch Russland hat Fathollah-Nejad zufolge ein Interesse, Irans Rolle auf dem Energiemarkt klein zu halten: Moskau fürchte, dass langfristig seine Stellung als Hauptenergielieferant Europas geschwächt werden könne, wenn der Iran nach Aufhebung der Sanktionen wieder als Wettbewerber auf dem Gas- und Erdölmarkt mitmischen kann. Der Weg zurück auf den Weltmarkt dürfte für den Iran jedoch schwierig werden. “Die iranische Ölproduktion etwa ist sehr stark gedrosselt worden, in erster Linie, weil große Investitionen fehlen”, sagt Fathollah-Nejad. “Für eine Steigerung der Ölproduktion wäre eine Involvierung des Westens unabdingbar.”

Dazu müssten nicht nur Wirtschaftsbeziehungen neu geknüpft werden, sondern in erster Linie auch die Bank- und Finanzsanktionen gelockert werden, die im Iran zu einer schweren wirtschaftlichen Krise geführt haben. Das zeigt: Mit einer schrittweisen Lockerung der Sanktionen in bestimmten Bereichen allein – etwa für die Gas- und Erdölindustrie und den Handel mit Edelmetallen – sind positive Effekte für die iranische Wirtschaft wohl nur schwierig zu erreichen.

“Wir haben mittlerweile ein miteinander verwobenes Sanktionsregime, das ganz verschiedene Arten von Sanktionen umfasst, sowohl von Seiten der USA aber auch durch die Europäische Union und den UN-Sicherheitsrat”, erläutert Meier die Problematik. “In diesem Geflecht Schritte zu unternehmen, die auf iranischer Seite zu einem wirtschaftlichen Effekt führen, ist schwieriger, als man vermutet.”

 

QUELLE

Wulf Wilde (2013) “Atomkonflikt: Ende von Iran-Sanktionen in Sicht?“, Deutsche Welle, 16. Oktober.

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UN-Mächte und Iran gehen aufeinander zu: Gespräche über Atomprogramm [Neue Osnabrücker Zeitung]

Posted on 15 October 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Osnabrück. Mit vorsichtigem Optimismus blickt die Weltgemeinschaft nach Genf, wo an diesem Dienstag und Mittwoch der Iran und die fünf UN-Vetomächte sowie Deutschland über das iranische Atomprogramm sprechen.

Dabei geht es nicht nur um den Atomkonflikt an sich. Es werden auch die Weichen dafür gestellt, in welche Richtung sich das Verhältnis zwischen Iran und westlicher Welt entwickelt.

Zuletzt hat sich eine Annäherung angedeutet. Hassan Ruhani, seit zwei Monaten iranischer Präsident, schlägt versöhnliche Töne an, will seinen eigenen Worten zufolge den Konflikt so schnell wie möglich lösen. Er und US-Präsident Barack Obama telefonierten kürzlich sogar miteinander – ein fast revolutionärer Schritt, bedenkt man, wie sehr die Erzfeinde jeglichen Kontakt meiden. „Die Zeit der Konfrontation unter Präsident Mahmud Ahmadinedschad ist vorbei“, sagt Oliver Ernst, Iran-Experte bei der Konrad-Adenauer-Stiftung. Der Wissenschaftler erkennt in der politischen Elite in Teheran einen Stimmungsumbruch.

Doch es wird sich zeigen, ob die von beiden Seiten signalisierte Gesprächsbereitschaft ausreicht, die tiefen Gräben zu überwinden. Der Westen verdächtigt den Iran, unter dem Deckmantel seines zivilen Atomprogramms am Bau einer Bombe zu arbeiten. Der Iran weist dies zurück und beharrt auf seinem Recht, Atomenergie nutzen zu dürfen.

Argwöhnisch schaut die Weltgemeinschaft auf die Weigerung des Irans, uneingeschränkt mit der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEA) zusammenzuarbeiten und deren Kontrolleuren Zugang zu den Atomanlagen zu gewähren. Teheran wiederum lehnt die Forderung des Westens ab, komplett auf Urananreicherungen zu verzichten. Tatsächlich hat das Land laut Atomwaffensperrvertrag das Recht, Atomkraft für zivile Zwecke zu nutzen und Brennstoff für seine Reaktoren herzustellen.

Keine der Seiten hat bisher eindeutige Beweise vorgebracht: Weder hat der Iran überzeugend klargestellt, dass er das Uran nur friedlich einsetzen will, noch der Westen, dass Teheran an einer Bombe bastelt.

„Der Westen spricht immer wieder vom Prinzip ,Zuckerbrot und Peitsche‘“, sagt der Iran-Experte Ernst. „Die Peitsche spüren die Iraner durch die Sanktionen seit Jahren enorm, vom Zuckerbrot hingegen wenig.“ Auch für Ali Fathollah-Nejad von der School of Oriental and African Studies in London sind die Sanktionen der zentralste Punkt: „Sie ernsthaft zu lockern, würde ein wichtiges Signal auch an die iranische Bevölkerung senden.“ Gleichzeitig sei es unumgänglich, dass die Weltgemeinschaft das Recht des Irans auf ein ziviles Atomprogramm anerkenne.

Der Weg zu einer Aussöhnung ist noch lang, zumal „der Atomkonflikt nur ein Symptom des iranisch-westlichen Konflikts ist“, wie Fathollah-Nejad betont. Der Syrien-Krieg, die unsichere Lage im Irak, die Spannungen zwischen dem Iran und Israel – die Liste der Kontroversen zwischen Teheran und vor allem den USA ist seit Jahren lang.

Vor allem herrscht ein stetes Misstrauen gegenüber der anderen Seite, das nur durch kleine Schritte und Vertrauensbeweise überwunden werden kann. Bisher waren versuchte Annäherungen gescheitert. Etwa 2003, als der damalige Reformpräsident Mohammed Chatami ein umfangreiches Angebot zu Verhandlungen über das Atomprogramm machte – und zurückgewiesen wurde. Drei Jahre später schlug der Iran einen US-Vorstoß zu direkten Gesprächen aus.

Nun sitzen in Washington Obama und in Teheran Ruhani mögliche Männer des Ausgleichs im Chefsessel. Die Bedingungen scheinen gut, dass es dieses Mal vorwärts geht – in kleinen Schritten.

 

QUELLE
Franziska Kückmann (2013) “UN[-Mächte] und Iran gehen aufeinander zu: Gespräche in Genf über umstrittenes Atomprogramm – Stimmungsumbruch?“, Neue Osnabrücker Zeitung, 15. Oktober, S. 4. [pdf]

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Der Umgang mit Kriegstraumata zwischen Märtyrerverehrung und Ästhetisierung des Schreckens

Posted on 12 October 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

25 Jahre nach dem Ende des 1. Golfkrieges, der von 1980 bis 1988 zwischen Iran und Irak tobte, ist der Krieg im Iran noch allgegenwärtig und beschäftigt auch die junge Generation im Iran, die selbst kaum noch persönliche Erinnerungen an diesen Konflikt hat, der zu den längsten und blutigsten Auseinandersetzungen des 20. Jahrhunderts zählt.

Die im ersten Kriegsjahr in Teheran geborene deutsch-iranische Künstlerin Nina Ansari hat sich in ihrer fotografischen Arbeit mit diesem Ereignis befasst. In einem völlig dunklem Raum positionierte sie Personen, nur durch kleine Löcher drang Licht ein. Gespenstische Szenen sind so entstanden, die an Bunkeraufenthalte erinnern. Ohnmacht und Schutzlosigkeit des Menschen angesichts von Verdunkelung und Bombenangriffen werden anschaulich gemacht. Doch am Ende liefert die Künstlerin auch eine hoffnungsvolle Perspektive: Das Licht der unzähligen Löcher, die wie Einschusslöcher wirken, kann ihrer Darstellung nach auch das Licht der Sterne sein. Ihre Fotoreihe „War, Bedeutungsträger Krieg“ wurde in verschiedenen Städten in Afrika und Europa gezeigt. In ihrer iranischen Heimat war dies nicht möglich. Die Zensur ließ dies nicht zu, da auf den Bildern auch unverhüllte Haut zu sehen ist. Selbst der Druck einzelner Bilder war im Iran deswegen im Iran unmöglich.

Die Sprache des iranischen Films

Doch welche Bilder sind im Iran erlaubt? Mit dieser Frage befasste sich Jaleh Lackner-Gohari, die die metaphernreiche Sprache des iranischen Films vorstellte. Unter Chomeini hatte sich die iranische Filmindustrie vom Vorbild Hollywood abgewandt. Die von Lackner-Gohari vorgestellten Regisseure Mohsen Makhmalbaf und Abbas Kiarostami machten in den folgenden Jahrzehnten den neuen iranischen Film weltweit berühmt. Die metaphernreiche Bildsprache auch der Kriegsfilme, die schon in der Kriegszeit entstanden, knüpfte dabei an die iranische Kultur der Märtyrerverehrung an, die die gesellschaftliche Auseinandersetzung mit dem Tod für eine „gerechte“ Sache über Jahrhunderte geprägt hat. Das Martyrium des Siavash und die Verehrung Imam Husseins nannte Lackner-Gohari hier beispielhaft. Metaphern haben dabei traditionell eine doppelte Funktion – sie sind künstlerisches Stilmittel, das sich dem Betrachter einprägt – wie der Grantatapfelsaft, der der das Blut der Gefallenen symbolisiert – und zugleich Schutz des Künstlers vor Zensur und Despotismus, indem er durch die künstlerische Verfremdung der Wirklichkeit eine Form der Herrschaftskritik realisieren konnte, ohne um sein Leben und Auskommen fürchten zu müssen.

Um den Märtyrertod in der iranischen Propaganda ging es dem Politikwissenschaftler Babak Khalatbari in seinem Vortrag, in dem er die großen Märtyrer-Wandbilder in iranischen Städten vorstellte. Durch den Rückgriff auf schiitische Vorstellungen vom Opfertod gelang es der Führung der noch jungen Islamischen Republik, den schahtreuen Militärapparat zu ersetzen. Bassidsch-Milizen und Revolutionsgarden entstanden unter den Bedingungen des Krieges, der von Chomeini daher als „Glücksfall“ für das Regime bezeichnet worden war. Diese neuen militärischen Kräfte mussten in den sehr verlustreichen Schlachten gegen die Truppen Saddam Husseins antreten. Khalatbari erinnerte an die unzähligen Kinder und Jugendlichen, die auf die Minenfelder geschickt wurden. Allein für die Rückeroberung der Stadt Korramshahr mussten 100.000 Iraner sterben.

So unvergleichlich der 1. Golfkrieg und der 1. Weltkrieg auch waren – dem Historiker Armin Triebel gelang es in seinem Vortrag dennoch, einige Gemeinsamkeiten herauszuarbeiten. Die Schaffung von Feindbildern und die Sakralisierung von Werten nannte er dabei beispielhaft. So wie Kaiser Wilhelm II „keine Parteien mehr“ kannte, sondern „nur noch Deutsche“, so erkannte auch Chomeini, dass er den äußeren Feind Saddam brauchte, um die tiefe Spaltung in der iranischen Gesellschaft nach der Islamischen Revolution überwinden zu können.

“Die ästhetische Faszination des Krieges”

Der Literaturwissenschaftler Mirko Wittwar konzentrierte sich in seinen Ausführungen auf die „ästhetische Faszination des Krieges“, die bereits bei den alten Griechen auf den Vasenmalereien zu finden war. Für den Ersten Weltkrieg steht Ernst Jünger als einer der wichtigsten Vertreter einer ästhetisierten Auseinandersetzung mit den Schrecken des Krieges. Jünger beschrieb laut Wittwar „Krieg als ästhetisches Erlebnis“ und vermittelte in seinem Werk die einfache Gleichung „Ästhetik ist gut – Krieg ist ästhetisch – also ist Krieg gut“. Wesentlich differenzierter ging dagegen Lothar Günther Buchheim mit dem Gegensatz von Ästhetik und der entsetzlichen kriegerischen Zerstörung um. Seine Werke „Das Boot“ und „Die Festung“ sind frei von der kriegsverherrlichenden Ästhetisierung Jüngers. Buchheim habe zwar überall in der Wirklichkeit Ästhetik gesehen, auch in der entsetzlichsten Zerstörung, aber er habe dies so interpretiert, dass Ästhetik „ewig und stärker als der Krieg“ sei. Für Buchheim war dies die „Krücke, um den Krieg zu überleben.“

Die unterschiedlichen kulturellen, religiösen und historischen Traditionen haben in der iranischen und in den westlichen Gesellschaften sehr unterschiedliche Formen der Auseinandersetzung mit kriegerischen Ereignissen hervorgebracht. Doch für die aktuellen Herausforderungen müssen diese Unterschiede überwunden werden, wie im weiteren Verlauf der Diskussion deutlich wurde.

Am Beispiel der amerikanisch-iranischen Beziehungen verdeutlichte der Politikwissenschaftler Fariborz Saremi, wie äußere und innere Herausforderungen einen pragmatischen Kurswechsel auf beiden Seiten sinnvoll erscheinen lassen. Auch der religiöse Führer Chamenei sehe heute ein, so Saremi, dass Iran mehr Sicherheit und eine positive wirtschaftliche Entwicklung nur durch eine iranisch-amerikanische Annäherung erreichen könne. Der im Juni 2013 neu gewählte Präsident Rohani sei entschlossen, Iran aus der internationalen Isolation heraus zu führen und dadurch die wirtschaftliche Krise, die durch die Sanktionen bedingt sei, zu überwinden. Dabei werde er aber von Teilen des Regimes, wie den Revolutionsgarden, die ihm misstrauten, kritisch beobachtet. Auch Obama werde in Washington nicht durchweg bei seinem Annäherungskurs an den Iran unterstützt. Saremi sieht die Notwendigkeit, dass die USA und Iran die fragile Lage in der Region gemeinsam stabilisieren müssten. Trotz der „sehr unterschiedlichen Perspektiven“ – beispielsweise in der Syrienkrise – müssten sie gemeinsame Interessen finden, um kooperieren zu können. Das Interesse der USA an den großen Öl- und Gasreserven in der Region einerseits, und das iranische Interesse an einer Überwindung der Sanktionen andererseits, beschrieb Saremi als wirtschaftliche Basis einer solchen Annäherung.

Auch der Politikwissenschaftler Ali Fathollah-Nejad befasste sich in seinem Vortrag mit der nicht-militärischen Überwindung des aktuellen internationalen Konflikts über das iranische Nuklearprogramm. Dem „Mythos von den gutwilligen Sanktionen“, die als „friedliches Mittel der Konfliktlösung“ gelten, setzte er die Interpretation entgegen, dass sich die – laut Obama „umfangreichsten Sanktionen in der Geschichte“ zu einem „ökonomischen Kriegsmittel“ entwickelt hätten. Diese „crippling sanctions“ lähmten Wirtschaft und Gesellschaft im Iran. Während der Staat aufgrund seiner Ressourcen noch gut zu Recht käme, würden ausgerechnet die Teile der Bevölkerung durch die negativen Auswirkungen der Sanktionen in Mitleidenschaft gezogen, auf denen die Hoffnungen des Westens ruhten: Arbeiter, Studenten, Frauen litten unter den Sanktionen, die medizinische Versorgung sei eingeschränkt. Die Iraner sähen die Sanktionen daher als illegitimes Druckmittel. Namentlich in der Frauenbewegung würde offene Kritik hieran geäußert. Fathollah-Nejad warnte davor, dass durch einen Krieg die radikalen Kräfte noch gestärkt und die gesellschaftlichen Räume weiter eingeschränkt würden und appellierte, dass nicht die Fehler von 2003 wiederholt werden sollten, als eine Annäherung in der Frage des iranischen Nuklearprogramms scheiterte.

 

QUELLE

Oliver Ernst (2013) “Der Umgang mit Kriegstraumata zwischen Märtyrerverehrung und Ästhetisierung des Schreckens: 4. Hafis-Dialog in Weimar“, Berlin: Konrad-Adenauer-Stiftung, 11. Oktober.

[Bericht zum 4. Hafis-Dialog Weimar am 10. Oktober 2013.]

 

ENGLISH INFO

This is a report (in German) by the Konrad Adenauer Foundation on the 4th Hafez Dialogue in Weimar (Germany), where Ali Fathollah-Nejad joined the panel discussion on “War and Peace”.

 

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Iran: Kontraproduktive Sanktionen [Deutschland]

Posted on 26 September 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Sanktionen sind ein viel kritisiertes Element heutiger Außenpolitik, da sie zumeist wenig bis nichts erreichen, manchmal gar kontraproduktiv sind und großes Leid unter der jeweils betroffenen Zivilbevölkerung verursachen. Dennoch wurden im Sommer, lediglich drei Tage vor Amtsantritt des neuen iranischen Präsidenten Hassan Rohani, neue Sanktionen gegen dessen Land verabschiedet, das sich dem dichtesten Sanktionsnetz der Welt ausgesetzt sieht (siehe IMI-Aktuell 2013/293). Einer der schärfsten Kritiker dieser Sanktionen ist der Politologe Ali Fathollah-Nejad: „Zwar sind Sanktionen gegen den Iran nicht neu, in ihrer gegenwärtigen Qualität aber sind sie beispiellos. Über die Jahre hat sich im Zuge des Atomstreits ein umfassendes Netz von uni- und multilateralen sowie formellen und informellen wirtschaftlichen Zwangsmaßnahmen ausgebreitet. Oft wird behauptet, diese Sanktionen seien ‚intelligent‘ und es wäre möglich, sie ‚gezielt‘ einzusetzen; sie seien also in der Lage, das als ‚böse‘ Identifizierte mit nahezu chirurgischer Präzision zu enthaupten. Nicht selten werden Sanktionen dabei geradezu als ein friedliches Mittel der Politik, gar als eine alternativlose Versicherungspolice gegen einen Waffengang beschworen. Die gigantischen Kollateralschäden, die das vermeintlich präzise Instrument der Sanktionen hervorbringt, bleiben bei dieser Rhetorik allerdings außer Acht.“ (Blätter 4/2012) Für Befürworter von Sanktionen heiligt aber der Zweck die Mittel und sie sehen sich in ihrem Handeln bestätigt, indem sie argumentieren, ohne diese Maßnahmen und den hierdurch ausgeübten Druck auf Teheran, wäre es nie zu den jüngsten Annäherungen zwischen den USA und dem Iran gekommen (siehe dazu IMI-Standpunkt 2013/054).

Gegen die Behauptung wehrt sich Trita Parsi, der Präsident des „National Iranian American Council“. Er argumentiert, der neue iranischer Präsident Hassan Rouhani hätte sich ebenso wie sein designierter Außenminister Javad Zarif für eine Annäherung zu den USA ausgesprochen, lange bevor die Sanktionen verhängt worden seien. Zarif habe schon zu der Gruppe gehört, die einen 2003 vorgelegten Plan ausgearbeitet hatten, in dem im Austausch für eine Normalisierung der Beziehungen angeboten wurde, alle strittigen Fragen mit Blick auf das Atomprogramm auszuräumen, bei der Stabilisierung des Iraks zu helfen und eine Zweistaatenlösung für Israel-Palästina zu unterstützen. Leider wurde dieser historische Vorschlag seinerzeit von der Bush-Administration abgelehnt (siehe hierzu auch diesen Artikel [»Don’t blame the messenger for the message«? Wie die EU-Diplomatie den Weg für einen US-Angriff auf Iran ebnet, AUSDRUCK, Juni 2007, S. 3-6] im IMI-Magazin). Antiwar.com (24.09.2013) schließt sich dieser Meinung an, indem es nicht nur Trita Parsi zitiert, sondern noch ergänzt, die jetzigen Gespräche seien nicht wegen, sondern eher trotz der Sanktionen zustande gekommen. Als Beleg hierfür zitiert das Portal die renommierte „International Crisis Group“ vom Februar 2013, der untermauere, dass Sanktionen eher zu einer Positionsverhärtung führen würden: “’Without doubt, they are crippling Iran’s economy,’ the paper finds. ‘But are they succeeding’ in pressuring Iran to concede to U.S. demands on its nuclear program? ‘[P]lainly they are not.’” Zudem verweist antiwar auf die Arbeiten des Politikwissenschaftlers Robert Pape, der 115 Fälle über einen Zeitraum von 80 Jahren untersucht hatte, in denen wirtschaftliche Sanktionen verhängt wurden. Das Ergebnis: Von einem Erfolg, in dem Sinne, dass das betroffene Land eine bestimmte Politik im Sinne der Sanktionierenden veränderte, könne lediglich in 5 Fällen gesprochen werden. Antiwars Kommentar: „That is a horrible track record.”

 

QUELLE

Jürgen Wagner [geschäftsführender IMI-Vorstand] (2013) “Iran: Kontraproduktive Sanktionen“, IMI-Standpunkt, Nr. 2013/055 (26. September), Tübingen: Informationsstelle Militarisierung (IMI).

 

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How Rouhani Could Change Iran [USA]

Posted on 14 August 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Hassan Rouhani, the incoming president of the Islamic Republic of Iran, was the only cleric candidate and won more than 50 percent of the vote. He received enough votes to prevent conservative voices from gathering against him in the second round. The elections and transfer of power passed peacefully, demonstrating a possible consolidation of electoral democracy in Iran with respect to the electoral process.

Rouhani has assumed the role of president, constitutionally the second most important man in the country after the Supreme Leader, amid tense circumstances in the country. Iran today faces heavy international sanctions and chaotic domestic rivalry among three political factions: conservatives, reformists and hardliners.

The conservative wing is gathered around Ali Khamenei, the Supreme Leader, and follows his cautious but sometimes pragmatic political path. The reformist movement connected with the presidency of Mohammad Khatami and his predecessor Ali Akbar Hashemi Rafsanjani. Mir Hossein Mousavi and Mehdi Kerrubi, now under house arrest, voice assumed leadership within the Green Movement after Mahmoud Ahmadinejad’s second presidential win assumed by.

Hardliners had power for the last eight years under Ahmadinejad and prominent clerical leader of the Guardian Council (sometimes called the Iranian Bilderberg group) Ahmad Jannati. Ahmadinejad was also a choice of the Revolutionary Guard and Basij militia.

Economic pressures

Revolutionary committees, militia forces (basij) and other mobilization structures during the Revolution and the Iran-Iraq war are not disbanded but have evolved into interest cartels controlled by influential and elite Revolutionary Guards. These cartels are called bonyad and manage confiscated and nationalized enterprises, with the excuse that it helps the goals of the Islamic revolution and the development of Iran’s foreign relations. They became the main state contractors, especially for the defence industry and the Revolutionary Guard, thus creating an economic realm where they developed ties with members of the political elite and were influential in the country and abroad.

Bonyads control about 40 percent of Iran’s economy, and in 1994 some 58 percent of the national budget was allocated to them, at least according to data from Said Amir Arjomand, an expert in Iranian domestic politics. Leaders of bonyads are not responsible to the state but directly to Khamenei. They gain special profits obtained from an annuity military-industrial-commercial complex and have a special license to import and export goods. Together with the Revolutionary Guards they control the Mehrabad airport in Tehran and seaports in the Persian Bay. They receive support from clerical families and their friends, as well as donors from economic foundations.

Nepotism blossoms through a new political-economic elite named aghazadehgan (master’s sons), composed of upper level clerical families. Power of the Revolutionary Guards and Basij militia throughbonyads was seriously regarded when Ahmadinejad, their preferred candidate, was elected.

Given these complex dynamics, it is illusory to expect Rouhani to achieve greater progress in the economy unless international sanctions were lifted to re-open the oil market and prevent further inflation of the rial.

The Rouhani administration will have difficult times ahead, as he explained in a statement to the media: “A multitude of problems and issues face us today. I have come forward with full knowledge of all the problems and have stepped into this position despite the unparalleled issues facing the nation which I will share them with the nation later. No government in the history of Iran has faced the problems that this new administration faces,”, Rouhani said.

Change is coming

Rouhani will have to balance these forces in order to fulfil his mission. Ghoncheh Tazmini, a political analyst and research director at the Ravand Institute for Economic and International Studies in Iran, a think tank, strongly believes Iran will experience change as Rouhani breathes new life into the Islamic republic. She based her optimism on two main reasons:

“”The first is that his moderate inclination will bring about the same subtle yet tangible results Mohammad Khatami’s presidency brought. These are qualitative and conceptual changes rather than quantitative. These are palpable, substantive changes that will reverberate within Iranian society. At the state level, he will bring about a ‘politics of normalcy.’”

“The second reason stems from the fact that he is as much a conservative, establishment figure as he is a moderate figure. Thus, he will have more political ‘purchasing power’ and elicit piecemeal results because he is cut from the same cloth as establishment figures.”

Tazmini compares Rouhani with the experience of Khatami’s rule. “Khatami tried to move Iranian politics beyond tumultuous times towards a regular politics. In the context of Khatami’s reform campaign, the ‘politics of normalcy’ reflected the state of a country that had endured years of turbulent social and revolutionary change” she said. Tazmini believes Rouhani’s presidency will represent the explicit project of a return to normalcy wherein Iran would avoid diplomatic isolation and seek to eliminate revolutionary-style politics, self-reliant economic policies and rigid social mores.

It is a shift towards more pragmatic politics characterized by an effort to define Iran’s politics by repudiating revolutionary politics, Tazmini said, and that Rouhani’s Iran will produce a revival of the politics of normalcy where ideological radicalism will give way to broader interests of a 21st- century Iran.

Rouhani’s message to clerics July 3 conveyed this direction: “A strong government does not mean a government that interferes and intervenes in all affairs. It is not a government that limits the lives of people. This is not a strong government”. And instead of strong government, his speeches are full of government of moderation.

Rouhani might well succeed, but if we reconsider Khatami’s efforts, some worries persist. Khatami was even more connected to the conservative establishment, both clerically and through family ties. Rouhani has an advantage of not being part of any faction while still preserving an image of established cleric. Tazmini calls it the Rouhani brand: “He is the reconciliation of the contending and competing ideological tension between reformist/pragmatist and conservative-traditionalist camps – a compromise of sorts.”

In fact, the Supreme Leader refused to share his favorite candidate with the public. On various occasions, the Leader emphasized the necessity of holding healthy elections, noting that even his family members did not know for whom he would vote.

Moderation in foreign policy

Another big question that remains is Iran’s foreign policy. Rouhani has a great deal of experience in this area. He presided over the Supreme National Security Council from 1989 to 2005 and served as the National Security Advisor to Hashemi-Rafsanjani and Khatami. From 1991 until the elections he led the Political, Defense and Security committee in the Expediency council. He has extensive experience in diplomatic negotiations with the International Atomic Energy Agency (IAEA), the subject of his book of memoirs.

At his first press conference, after the election, Rouhani set key determinants for Iranian foreign policy. Among them is a clear attitude about nuclear energy. Iran will not stop uranium enrichment, said Rouhani, but will increase transparency and show the world that Iran’s nuclear program is fully in line with international standards. This could mean that Rouhani will draw on his old connections and relationships in the IAEA and re-enable inspectors from this agency to inspect Iran’s nuclear facilities, which would at least partially reduce international tension and possibly eliminate sanctions that heavily burden Iran’s economy.

Reuters reported earlier in July that diplomats in Vienna, where the International Atomic Energy Agency is based, believe there will be an IAEA-Iran meeting in mid-August, shortly before the Agency issues its next quarterly report on Iran’s nuclear program and ahead of a week-long session of the United Nations agency’s 35-nation governing board in September.

Rouhani seeks “a constructive relationship with the world” and advocates moderation, which is reminiscent Khatami program “Dialogue among Civilizations.” The program’s tenets could help re-employ Iranian diplomacy through cultural centers.

Ali Fathollah-Nejad, an Iranian-German political scientist and expert on Iranian sanctions and the Iran-West stalemate, discussed this turn in Iranian foreign policy with The Atlantic Post. “In accordance with the desire expressed by the bulk of Iranians, Rouhani has indeed promised a foreign policy geared towards the reduction of tensions and the pursuit of national interests equally cognizant of the country’s sovereignty and the population’s well-being that is closely linked to the heavy burden of sanctions. This will be a prerequisite towards settling the now decade-old so-called nuclear crisis.”

Regarding sanctions, “the responsibility for their desperately needed removal will remain with those who have imposed them in the first place,” said Fathollah-Nejad. “This entails that during the next rounds of negotiations between Iran and the great powers, in response to Iranian concessions the United States and the European Union will have to offer a substantive relief of sanctions.” Fathollah-Nejad believes financial relief should be first priority and that the West should “immediately start preparing the political room for that” and decide how to remove institutional obstacles towards that end.

Rouhani also touched on the topic of Syria, saying that the future of the Syrian authorities must be in the hands of the Syrian people. This statement brings up two sensitive topics. First, Rouhani stated that Iran does not believe that anyone other than the Syrian people should decide on the situation in the country, including international forces. Second, Iran’s ties with Syria are long and complex. The Alawite Syrian leadership is closely connected with the Shi’a Hezbollah, the pro-Syrian Lebanese opposition. Iran directly funds Hezbollah is directly funded by the Iranian government. Hezbollah in Lebanon was created by radical Iranian cleric Ali Akbar Mohtashamipour, whose forces are trained by the Iranian Revolutionary Guards.

Finally, Rouhani said that old wounds need to heal between Iran and the United States, opening the possibility of re-announcing talks with Washington. This statement interpreted as bold, is a continuation of Khamenei policy.

The 444 days following the hostage crisis at the U.S. embassy in Tehran in 1979 and the Iran-Contra affair in 1986 strained relations between the two countries. But we should not forget that Iran has played a constructive role in the Middle East in the past. The pragmatic alliance of Hashemi-Rafsanjani and Khamenei controlled Iran’s foreign policy with revolutionary rhetoric. Iran quietly cooperated in the expulsion of Iraqi forces from Kuwait in the Gulf War, despite Saddam Hussein’s offer to return to the border agreement of 1975.

Iran has improved its relations with all Muslim countries, successfully hosted several summits of the Organization of the Islamic Conference, and worked with Caspian Sea nations. Historically, while Hashemi-Rafsanjani and Khatami repeatedly tried to open ties with Washington, personal differences were insurmountable. The powerful American-Israeli Public Affairs (AIPAC) and former Secretary of State Warren Christopher bolstered the diplomatic blockade between the two countries.

When former Secretary of State Madeleine Albright wanted to meet with Iran’s chief diplomat in 1998, Khamenei blocked the meeting. When he later decided to send his commissioner Larijani to the White House, George Bush was not interesting in talking to the Iranians. During President Barack Obama’s first term, Ahmadinejad stood defiant on the Iranian side. Perhaps Obama and Rouhani, with the consent of Khamenei, could really begin talks at foreign policy level.

Fathollah-Nejad confirms this possibility, calling Rouhani “a pragmatic realist.” “Rouhani will offer a unique opportunity for reducing tensions with the U.S. An improvement in Iran-U.S. relations will, however, also be dependent on Washington, where it remains to be seen if the pro-engagement camp can seize upon this historical opportunity offered by Rouhani’s election to effectively force back the confrontational camp there.” The consequences could be dire if this opportunity is missed, he said.

Rouhani may potentially be more influential in foreign policy than Khatami, to whom he is often compared. Rouhani [has], in addition, [been the] head of Iran’s major think-tank and bastion of its realist school of thought, the Center for Strategic Research, and more learned and experienced than Khatami, Fathollah-Nejad said.

“More than anyone else, Rouhani will be qualified in communicating and explaining Tehran’s foreign-policy stances to a domestic audience in need of a balanced account on foreign-policy issues ranging from nuclear diplomacy to the Syrian crisis,” he said.

Seyed Mohammad Kazem Sajjadpour, former Ambassador and Deputy Permanent Representative for the Islamic Republic of Iran to the United Nations recently assessed the election outcome, saying, “The actual result of presidential polls in the Islamic Republic was undoubtedly an analytical shock to those who believed that there is no election in Iran, but selection.”

These forecasts suggest four years of a more moderate and open Iran resembling the Khatami era. Yet Rouhani will contend with Khamenei and the status quo organization of the Islamic republic,bonyads and a resolute attitude in foreign policy. At the same time, he has an opportunity to relax the tension in Iranian society and try to break the country’s international isolation.

 

Vedran Obućina is an Atlantic Post contributor in Rijeka, Croatia.

 

SOURCE

Vedran Obućina (2013) “How Rouhani Could Change Iran“, The Atlantic Post (Washington, DC), 6 August.

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Amerikaanse senatoren eisen zwaardere sancties tegen Iran [Belgium]

Posted on 11 August 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

7 augustus 2013 (MO*) — De nieuwe Iraanse president Rouhani roept op tot dialoog. Hij wil dat het Westen ‘de taal van sancties’ opgeeft. Hij doet die oproep nadat een groep Amerikaanse senatoren aandringt op nog zwaardere sancties.

Enkele dagen na het goedkeuren van een reeks zwaardere sancties tegen Iran door het Amerikaanse Huis van Afgevaardigden, eisen 75 senatoren in een open brief aan president Obama de sancties nog op te voeren. De nieuw verkozen president van Iran, Hassan Rouhani, roept op tot dialoog en wil dat het Westen ‘de taal van sancties’ opgeeft.
 

Zwaardere sancties

75 van de 100 Amerikaanse senatoren van beide partijen ondertekenden een open brief aan president Obama, met daarin een oproep de sancties te verstrengen. In de brief spreken de senatoren lof uit over de verkiezing van de meer gematigde Rouhani. Toch vinden ze tegelijk dat Amerika de sancties moet versterken, de geloofwaardigheid van de Amerikaanse militaire dreiging moet verzekeren en een diplomatieke oplossing moet vinden voor het conflict, tot ze een vertraging in Iran’s nucleaire activiteiten zien.

De brief komt slechts een week nadat het Huis van Afgevaardigden met 400 stemmen voor en slechts twintig stemmen tegen een nieuwe reeks sancties tegen Iran goedkeurde. Insiders menen dat de wet zonder veel moeite door de Senaat zal passeren. De Nuclear Iran Prevention Act richt zijn pijlen op de overgebleven mogelijkheden voor Iran om olie – goed voor 88 procent van de Iraanse export – uit te voeren. Ze wil kopers van Iraanse olie zware straffen opleggen. Ook het vermogen van Iran om hun geld op buitenlandse rekeningen te gebruiken wordt nu volledig afgesloten. De Act breidt de sancties ook uit naar Irans auto-, mijnbouw-, bouw- en ingenieursindustrie.

Iraanse toenadering

Sinds de stemming over de Act werd Hassan Rouhani ingezworen als president van Iran. Hij reageerde onmiddellijk op de reeds bestaande sancties en op de voorgestelde sancties. ‘De enige vorm van interactie met Iran, moet dialoog op gelijke voet zijn,’ zegt de Iraanse president, ‘Als u het gewenste antwoord wil, spreek dan niet tot Iran met de taal van sancties, spreek de taal van respect.’

Rouhani won de verkiezing met een gematigd platform, dat vooral focuste op het herstellen van de economie. De Iraanse economie werd zwaar getroffen door de sancties – de economie krimpt al twee jaar, de Iraanse munt is gekelderd en de inflatie ligt officieel op 45 procent. Waarschijnlijk is de echte inflatie dubbel zo hoog. Om de economische malaise te verhelpen, moet Rouhani de sancties dus aanpakken.

Een eerste stap ondernam hij al door Mohammad Javad Zarif aan te wijzen als minister van Buitenlandse Zaken. Zarif genoot een opleiding aan de universiteiten van Denver en San Francisco. Hij was jarenlang VN gezant voor Iran en maakte deel uit van vele vergaderingen met de VS over het kernprogramma van de islamitische republiek. Hij werd eerder omschreven als ‘een man die oprecht de relatie tussen de VS en Iran wil verbeteren’. Het is waarschijnlijk dat hij nu ook een grote rol zal spelen in onderhandelingen met de VS. Ook de rest van het kabinet van Rouhani bestaat voornamelijk uit gematigden en hervormers.

Sancties onder vuur

De sancties liggen al jaren onder vuur. De Iraans-Duitse politicoloog Ali Fathollah-Nejad noemt ze contraproductief. Tijdens een Franse conferentie over de sancties tegen Iran, vergeleek Fathollah-Nejad de sancties met die tegen Irak tijdens de jaren ’90. Daar waren sancties geen onderhandelingsmiddel, maar de laatste stap voor een invasie. Ze veroorzaakten ook heel wat slachtoffers. Een schatting van UNICEF legt het aantal slachtoffers bij kinderen onder de vijf jaar in Irak op 500.000.

Ook de Iraanse sancties treffen vooral de kwetsbaren van de samenleving – vrouwen, kinderen, de arme bevolking. Dit zou de kans op een revolutie verkleinen. ‘Een persoon die z’n best moet doen om de eindjes aan elkaar te kunnen knopen, heeft de luxe niet zich als burger te engageren in de strijd voor democratie,’ aldus Fathollah-Nejad. Overigens zouden de sancties de economische activiteiten van de staatsorganen – zoals de Revolutionaire Garde – niet geschaad, maar gesterkt hebben door het schenken van een monopolie op smokkelwaar.

De sancties hebben de Iraanse economie onttrokken aan het Westen en openden de deur voor Chinese invloed. Voor Iran zelf is dit ook geen goede zaak. Ze kunnen olie exporteren naar China, maar dit gebeurt op ruilbasis – waardoor een soort “junk-for-oil” situatie gevestigd wordt.

Voorstanders van de sancties zien voldoende bewijs van het succes van de sancties in de verkiezing van Rouhani. De Iraanse dissident Saeed Ghasseminejad en de communicatiedirecteur van Verenigd tegen Nucleair Iran, Nathan Carleton, menen dat de sancties een succes zijn en dat Iran zich in de touwen bevindt. Indien er meer sancties komen, zien ze de Iraanse leiding buigen voor de druk. Hun boodschap is dan ook: meer sancties! Deze mening wordt gedeeld door de Amerikaanse senatoren en zij hopen nu dat Obama de druk zal opvoeren.

Hoewel de sancties tijdens de ambtstermijn van Obama opgedreven werden, stuurde Obama eerder aan op dialoog. Dit werd indertijd afgewimpeld door de toenmalige president van Iran Ahmadinejad. Ahmadinejads voorganger, Mohammad Khatami, ondernam al eerder een poging een dialoog te starten, maar toen kwam de weigering van de Amerikaanse kant. Toenmalig president Bush verkoos een hardere aanpak. Nu lijken beide landen een president te hebben die tenminste zegt bereid te zijn tot gesprekken.

 

 

 

 

 

 

SOURCE

Willem Roels (2013) “Amerikaanse senatoren eisen zwaardere sancties tegen Iran” [American Senators Demand Tougher Sanctions Against Iran], Mondiaal Nieuws (online) (Brussels), 7 August.

 

ENGLISH INFO

Online article on the Belgian magazine Mondiaal Nieuws mentioning Ali Fathollah-Nejad’s talk on Iran sanctions at the French Senate on the invitation of the Paris Academy of Geopolitics.

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Írán po Ahmadínežádovi: Nedotknutelná ekonomika se zajímavým potenciálem [Czech Republic]

Posted on 02 August 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Podezření, že buduje jaderný arzenál; obavy, že na něj zaútočí izraelské letectvo; výhrůžky, že zablokuje Hormúzský průliv – Írán opakovaně hýbe světovými trhy. Odborník na emerging markets Jim O’Neill zemi řadí mezi Next 11, jedenáctku zemí, které mají společně s BRICS potenciál stát se v 21. století největšími ekonomikami světa. Evropští investoři ovšem na problematickou zemi zřejmě ani po nástupu nového prezidenta nevsadí, říká expert na Írán z londýnské School of Oriental and African Studies Ali Fathollah-Nejad.

Íránská ekonomika kolabuje. Čekáte s nástupem Hassana Rúháního obrat k lepšímu?

Je potřeba brát v potaz dvě věci. Tou první je něco, co lze nazvat špatným řízením. Pokud se novému prezidentovi povede dát dohromady tým, který zvládne třenice mezi jednotlivými politickými frakcemi, tým, v němž budou zastoupeny všechny zájmové skupiny – a to skutečnými experty –, mohlo by dojít ke změně. Nesmíme ale zapomínat na to, že v Íránu byly skupiny, které výrazně vydělávaly na tom, jak se věci během posledních osmi let Ahmadínežádovy vlády dělaly. Jde zejména o hospodářskou větev Revolučních gard. Ty nebudou nadšeny z toho, že by je soukromý sektor nebo někteří hráči spojovaní s politickou konkurencí mohly připravit o výhody.

Druhým bodem jsou, předpokládám, mezinárodní sankce.

Ano. Jak řekl sám americký prezident Obama, jde zřejmě o nejkomplexnější a nejobsáhlejší sankce v historii. To znamená, že ať už Rúhání udělá cokoli, íránské firmy možná ani tak nebudou moci volně obchodovat se světem, využívat globální bankovní systém nebo třeba se pojistit. Stejně tak je možné, že ani napříště nebudou moci dovážet nejnovější technologie, které by jim umožnily uspokojit domácí poptávku. Dokonce je možné, že se sankce v některých oblastech zpřísní, konkrétně by mohlo dojít k zákazu veškerého obchodu s Íránem. Ten byl už tak kvůli finančním sankcím značně ochromen, podobný krok by ho jistě dále přiškrtil.

Nástup Rúháního tedy z pohledu západního byznysu nepřinese nic nového?

V první řadě je potřeba se zaměřit na to, co se stalo. To, že Západ není na íránském trhu, je čistě rozhodnutí Západu. Američané v posledních deseti letech tlačili na Evropu, aby se její firmy z Íránu stáhly. Nakonec byly v podstatě všechny evropské společnosti nuceny odejít. Jejich pozice okamžitě zaujali Číňané. Podstatné je, že pro technokraty v Íránu je to důvod k obavám. Zaprvé, země nemá přístup k moderním technologiím, které potřebuje. A zadruhé, Číňané využívají – nebo zneužívají – finanční sankce. Podobně jako třeba Indové odebírají íránskou ropu, ale neplatí za ni; místo toho do země posílají nekvalitní zboží, v podstatě odpad. Stalo se to i terčem vtipů – místo o iráckého programu “ropa za jídlo” se dnes mluví o íránské “ropě za odpad”.

Jak vnímáte narůstající přítomnost a vliv Číny v zemi?

Levné čínské výrobky zaplavují íránský trh, což dusí íránskou výrobu i trh práce. Čínská přítomnost má tedy bezesporu své stinné stránky. Zároveň je zajímavé sledovat doslova explozivní růst čínsko-íránského obchodu, který je přímým důsledkem situace na mezinárodní scéně. Čínsko-íránská obchodní komora například nedávno mluvila o bilaterálním obchodu ve výši 46 miliard dolarů, což je obrovské číslo. Jak Číňané, tak Íránci, kteří se na těchto obchodech přímo podílejí, vydělávají. Přínos pro íránskou ekonomiku jako celek je ale přinejmenším sporný.

I to by mělo nahrávat Západu. Pokud by tedy stál o normalizaci vztahů.

Rúhání je pragmatický člověk, s nímž je možné se dohodnout. Je tím nejlepším, co si Západ mohl přát. Proto by se s ním měl navázat dialog, jehož součástí by měla být i nabídka oslabení a postupného zrušení sankcí. To by umožnilo evropským firmám vrátit se na íránský trh. Čím déle bude normalizace vztahů Západu a Íránu trvat, tím obtížnější bude pro Evropu a Ameriku se do země vrátit. Už proto, že je řada Íránců na západní firmy stále naštvanější. Platí to zejména pro evropské firmy, protože Íránci nechápou, proč ustupují americkému tlaku; proč si nehledí svých zájmů, které by se měly od těch amerických a izraelských lišit. Návrat pro Evropany bude obtížný, ale ne nemožný.

Měly by o něj evropské firmy usilovat?

Určitě. Írán je důležitý geopolitický uzel a velice zajímavý trh v perspektivním regionu.

 

SOURCE

Roman Chlupatý (2013) “Írán po Ahmadínežádovi: Nedotknutelná ekonomika se zajímavým potenciálem” [Iran After Ahmadinejad: (Sanctions-)Locked Economy Has Interesting Potential], Investičníweb (Czech Republic), 2 August.

ENGLISH INFO

This is another part of an interview Ali Fathollah-Nejad gave to the Czech journalist Roman Chlupatý (see the other interview here). The following topics are discussed: prospects for the Iranian economy under the new presidency of Hassan Rohani; the impact of international sanctions on the country; prospects of Western business involvement in Iran; China’s economic presence in Iran; prospects for a normalization of relations between Iran and the West. The interview has been published by Investičníwebthe second largest business- and finance-oriented web-based media in the Czech Republic.

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Svět čeká, zda se mu otevře íránský potenciál [Czech Republic]

Posted on 28 June 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Když se Západ nedohodne ani s ním, tak už asi s nikým, komentuje vítězství Hasana Rúháního v íránských prezidentských volbách Alí Fatholláh-Nejád ze School of African and Oriental Studies v Londýně. Přidává se tak k vesměs optimistickým reakcím, které se ve světě i v samotném Íránu po volbě kandidáta politického středu objevily.

Teheránskou burzu a rial jako by někdo minulý týden polil živou vodou, neutěšené hospodářské situaci navzdory. A nejen v Londýně se mezi firmami aktivními v regionu začalo opatrně spekulovat o uvolnění sankcí. Předčasně, varuje Fatholláh-Nejád, podle kterého vše pojede ve starých kolejích.

Íránská ekonomika by se měla po nástupu Rúháního dočkat jistého oživení, shoduje se většina expertů. Jak výrazné ovšem bude, je otázka. Země od poloviny loňského roku zažívá volný pád – oficiální data signalizují 14procentní nezaměstnanost a 30až 40procentní meziroční nárůst inflace, což v praxi znamená, že riál poztrácel více než 75 procent své hodnoty. To způsobil dosluhující prezident Mahmúd Ahmadínežád, který ve velkém ignoroval rady expertů, včetně vlastních ekonomických poradců a ministrů. Nemalou měrou k tomu ale přispěly také koordinované americko-evropské sankce, které postupně přiškrtily íránské vývozy ropy z úrovně 2,2 milionu barelů denně na pouhou třetinu.

„Rúhání vylepší hospodářskou správu země. Bude více naslouchat odborníkům, zlepší podnikatelské prostředí a zredukuje počet zásahů státu do ekonomiky,“ myslí si Nádir Habíbi, profesor americké Brandeis University. Na něco podobného se ve svých předpovědích odvolávají i další znalci Íránu. Jedním dechem ale dodávají, že v některých oblastech může nový prezident narazit. Konzervativci, Revoluční gardy a jim podobní za Ahmadínežáda získali značné bohatství a výhody, o něž by je reformy mohly připravit. Jakékoli změny přitom budou podmíněny jejich souhlasem. Rúhání tak má před sebou na domácí scéně úkol hodný provazochodce – a na té mezinárodní to nebude o moc lehčí. Sankce jsou totiž ne náhodou přirovnávány k zámořským lodím: Jakmile se dají do pohybu, je těžké je zastavit.

„Je to nejlepší prezident, jakého si Západ mohl přát. Přesto nevěřím tomu, že by v dohledné době mělo dojít ke zmírnění sankcí,“ je přesvědčen Fatholláh-Nejád. Upozorňuje přitom i na signály z poslední doby, podle kterých naopak svět hodlá přitvrdit. Jak nedávno informovaly Süddeutsche Zeitung, na konci července by se mohla objevit další série opatření, která by opět o něco ztížila obchodování s Íránem. Zastánci sankcí, podle kterých je vítězství Rúháního signálem, že tlak v podobě obchodní klatby funguje, to nejspíš uvítají. FatholláhNejád a jemu podobní to považují za kontraproduktivní krok, který bude brzdit snahy nového prezidenta, poškodí evropské firmy se zájmem o Írán a nic neřeší.

„Jakmile byly evropské firmy donuceny se stáhnout, zastoupili je Číňané. A ty mezinárodní sankce jen stěží odstaví,“ popisuje současnou situaci Fatholláh -Nejád. Írán tak ani v případě navýšení tlaku nebude bez určitého druhu zboží, pouze se mu ho dostane v nekvalitním provedení. Jak někteří znalci vtipkují v narážce na program food for oil (jídlo za ropu), který zavedl Západ s Irákem, Írán na něj naváže programem junk for oil (odpad za ropu), což pro něj může být svým způsobem také trest. Už vážněji pak dodávají, že by další navýšení tlaku na Írán ze strany Západu bez toho, aby Rúhání dostal šanci, jen posílilo diplomatickou a obchodní pozici Pekingu.

„Írán je geopoliticky velmi důležitý. Zároveň jde o hodně zajímavý trh. Správný přístup nám toto místo může otevřít,“ říká Fatholláh-Nejád – a v podstatě všichni s ním souhlasí. O tom, co je správné, se ale přou. I proto se asi z pohledu evropského byznysu nic nezmění.

 

SOURCE

Roman Chlupatý (2013) “Svět čeká, zda se mu otevře íránský potenciál: Vítězství středového kandidáta vzbuzuje opatrné naděje na zmírnění sankcí” (The World Is Watching Whether the Iranian Potential Is Going to Be Unlocked), E15, 26 June [pdf], p. 10.

 

ENGLISH INFO

This is an interview Ali Fathollah-Nejad gave to the Czech business daily (freesheet) E15 on the 2013 Iranian presidential election, President-elect Hassan Rohani and prospects of sanctions relief.

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Les sanctions contre l’Iran : les multiples impacts néfastes

Posted on 23 June 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

Le texte suivant est basé sur la présentation faite lors du colloque organisé par l’Académie de Géopolitique de Paris au Palais du Luxembourg (Sénat), Paris, le 3 juin 2013.

 

Le président élu iranien Hassan Rohani a promis d’ouvrir les relations internationales de son pays. En accord avec la volonté de la grande partie des Iraniens, le sujet des sanctions qui pèsent lourd sur la vie quotidienne sera incontournable.

Le but des sanctions est d’obliger un opposant politique à faire ce qu’il ne ferait autrement. Dans le cas des sanctions imposées à l’Iran – au sujet de ce qui est communément appelé le  « conflit nucléaire » – l’objectif annoncé était de changer le calcul nucléaire de Téhéran afin que celui-ci suspende son programme nucléaire. Et implicitement, les sanctions fonctionneraient comme une décapitation juste et éthique du mal (à entendre le régime iranien), ce qui ouvrirait le chemin de la démocratisation pour le peuple iranien – autrement dit, un tyrannicide chirurgical dans la lutte de la civilisation contre la barbarie. Mais en réalité, ce que nous observons ressemble plutôt à l’application d’une « violence structurelle » contre tout un pays et sa population.

Sur le plan politico-diplomatique

Les sanctions économiques sont l’instrument préféré de la politique étrangère occidentale. Elles sont une part intégrale de la stratégie transatlantique menée contre l’Iran, appelée la « diplomatie coercitive » en Etudes diplomatiques. Elles sont généralement présentées comme un moyen quasi-pacifique faisant intégralement partie d’une démarche purement diplomatique, seul moyen pour  éviter la guerre. Cependant, comme le cas irakien le prouve, les sanctions sont en règle générale la dernière étape avant une frappe militaire. Autrement dit, des « bombes intelligentes » succéderont aux « sanctions intelligentes ». Comme l’expert américain des sanctions, Robert A. Pape, a noté, les sanctions sont souvent un prélude à la guerre, pas une alternative.

Mis à part ce pire des scénarios, les sanctions ne facilitent guère la résolution des conflits, elles contribuent au contraire au durcissement des fronts opposés. En fait, les deux côtés voient les sanctions à partir des prismes fondamentalement différents : Pendant que l’Occident comprend les sanctions en termes de coûts et bénéfices pour le pays sanctionnés, l’Iran les regarde comme un moyen de pression illégitime contre lequel il faut résister. Cela explique pourquoi l’expansion des sanctions a été accompagnée par celle du programme nucléaire. Par exemple, en 2006 – avant le saut qualitatif des sanctions – l’Iran avait 1000 centrifuges, aujourd’hui il en a plus de dix fois plus (environ 12000). Cette réalité de la dynamique des sanctions reste largement ignorée dans les capitales occidentales.

De plus, il faut souligner que les politiques en Occident ont consacré beaucoup plus d’énergie pour trouver quelles nouvelles sanctions imposer plutôt que de consacrer du temps pour trouver une solution diplomatique.

Sur le plan socio-économique

Contrairement à ce qui est dit sur les effets des sanctions,  celles-ci  affaiblissent en réalité les couches sociales moyennes et les plus fragiles (les ouvriers, les femmes et les jeunes). Et ainsi, l’avance du pouvoir de l’Etat par rapport à la société grandit. Cela démontre que l’expectation d’un déclenchement de révoltes à cause des sanctions est plutôt chimérique que réelle. Autrement dit, un citoyen en quête de survie économique n’aura guère le luxe de s’engager dans la révolte politique. Ceci explique la renonciation ferme de la société civile iranienne face aux sanctions – largement ignorée en Occident.

En termes d’économie politique, les sanctions ont largement paralysé l’économie civile iranienne pendant que les entreprises étatiques et semi-étatiques – notamment les branches économiques des Gardiens de la Révolution – ont pu profiter en monopolisant des importations de différentes marchandises par les « canaux noirs ». En effet, ce sont ces entreprises qui ont accès aux ressources étatiques qui permettent de subvenir aux coûts croissants causés par les sanctions. Un autre phénomène est l’expansion énorme du volume des échanges bilatéraux entre l’Iran et la Chine (à présent, environ 40 milliards de dollars selon la Chambre de commerce et d’industrie irano-chinoise qui est proche du régime) – au détriment des producteurs et des emplois en Iran. Par conséquent, la présente configuration politico-économique fut cémentée au cours des sanctions.

Sur le plan géopolitique et géoéconomique

Il y a aussi une rationalité géopolitique en ce qui concerne l’imposition des sanctions : Si on ne peut pas contrôler ou exercer une influence sur un pays, on l’affaiblit – et probablement le moyen le plus efficace sera les sanctions économiques et militaires.

Aussi sur le plan géoéconomique, les sanctions sont un moyen de limiter l’influence de l’Iran. Car, il y aussi des profiteurs sur l’échelle mondiale : la Chine est une grande profiteuse. Après la retraite européenne du marché iranien effectuée sous la pression américaine (un exemple parmi d’autres et celui de PSA), l’Iran a été servi sur un plateau d’argent aux Chinois – qui en sont d’ailleurs très reconnaissants. La présence économique de la Chine en Iran est partout : de l’expansion du métro de Téhéran jusqu’aux droits d’exploitation des champs de pétrole et de gaz du golfe Persique.

En particulier, la classe technocrate iranienne – largement paralysée par les sanctions – observe cette évolution avec une grande préoccupation parce qu’une compétition saine entre différents compétiteurs étrangers manque, et d’autre part parce que le manque de hautes technologies – autrefois fournies par l’Europe – a diminué la qualité de la production intérieure est diminuée à cause du manque de haute technologie auparavant fournie par l’Europe. Tout cela a des effets négatifs (à moyen et long-terme) sur le développement économique et technologique du pays. Dans l’ensemble, tous ces dégâts peuvent difficilement être indemnisés. Par exemple, cela s’illustre par la vente du pétrole iranien à des grands clients comme la Chine ou l’Inde à travers un système de troc – de facto un programme « junk for oil ». En outre, la Chine obtient des prix extrêmement avantageux sur ses importations de pétrole iranien grâce aux sanctions imposées par les États-Unis et l’Europe. les sanctions ont provoqué l’obtention par la Chine de prix extrêmement avantageux sur ses importations de pétrole iranien.

Enfin, les pays voisins ont  des intérêts stratégiques à maintenir le régime des sanctions énergétiques contre l’Iran. Grâce à cette isolement géopolitique de l’Iran, la Russie sauvegarde son quasi-monopole sur les livraisons d’énergie vers l’Europe ; la Turquie constitue la seule route de commerce reliant l’Iran à l’Occident; et le Qatar qui partage avec l’Iran le plus grand champ gazier du monde, le South Pars dans le golfe Persique, exploite plus rapidement le gaz de ce champs commun grâce à ses technologies d’exploitation beaucoup plus avancées que celles de l’Iran (qui est dépourvu à cause des sanctions). Le résultat est un écart de revenues de plusieurs milliards de dollars entre les deux pays.

Conclusion

En fin de compte, la politique des sanctions est contre-productive à plusieurs échelles, notamment diplomatique et socio-économique. Les sanctions – qu’elles soient intitulées « paralysantes » ou « ciblées » – nuisent en fin de compte à la population. Des « sanctions ciblées » sont ainsi un oxymore comparable aux « bombes intelligentes » qui auraient prétendument ne cibler que les objectifs à détruire, au moyen de « frappes chirurgicales ». Et comme pour leurs consœurs militaires, ce sont en définitive les « dommages collatéraux » des « sanctions ciblées » qui l’emportent.

Malgré la nécessité politique d’abolir les sanctions comme instrument d’une politique étrangère judicieuse, il reste de nombreux obstacles politiques et institutionnels afin de désintégrer le réseau extrêmement dense du régime des sanctions imposé sur l’Iran – ce qui reste un énorme défi politique, mais aussi éthique. La première étape dans cette direction sera la réalisation sobre parmi les responsables politiques que les sanctions ont certes des effets, mais pas ceux annoncés, à savoir changer les calculs nucléaires de Téhéran – ni dans le domaine socio-économique ni dans la Realpolitik. Si, au contraire, le régime des sanctions contre l’Iran reste maintenu, on approchera du spectre d’une « irakisation » de l’Iran – avec tous ses effets néfastes sur les plans intérieurs (destruction de la société) et extérieurs (la guerre et la déstabilisation d’un équilibre régional déjà trop fragile).

L’attitude pragmatique de Rohani sera sans doute un atout dans l’effort d’alléger le poids énorme des sanctions. Mais en fin de compte, il faut être réaliste dans la mesure où c’est aux impositeurs de préparer cela. La balle est dans le camp de l’Occident, il ne faut pas rater cette opportunité de rapprochement apportée par le peuple iranien.

 

SOURCE

Ali Fathollah-Nejad (2013) “Les sanctions contre l’Iran : Les multiples impacts néfastes, Le Huffington Post (France, en association avec le groupe Le Monde), 21 juin ;

▪ republié sur Mondialisation.ca, Montréal : Centre de recherche sur la mondialisation, 21 juin ;

Les multiples impacts néfastes des sanctions contre l’Iran, Le Huffington Post (Québec), 21 juin ;

▪ republié par Le Grand Soir (France), 29 juin.

 

ENGLISH INFO

On 3 June, Ali Fathollah-Nejad spoke on Iran sanctions at the French Senate (organized by the Paris Academy of Geopolitics) at the first-ever expert conference on that theme to take place in Europe. His talk has been published on Le Huffington Post (France and Quebec editions).

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Talks & Lectures

Posted on 12 June 2013 by Ali Fathollah-Nejad

 

5 July 2014               Directing Workshop III on »Wandel durch Handel? Wirtschaftspolitische Entwicklungen in der Islamischen Republik Iran« [Change through Trade? Economic-Policy Developments in the Islamic Republic of Iran] | Seminar »Der Iran unter Präsident Hassan Rohani: Zwischen Stabilisierung des Regimes, außenpolitischer Öffnung und der Hoffnung auf wirtschaftliche Erneuerung« [Iran under President Hassan Rohani: Between Regime Stabilization, Foreign-Policy Opening and the Hope for Economic Renewal | Organized by the Friedrich Ebert Foundation (FES) North Rhine-Westphalia (NRW) & Cologne Forum for International Relations and Security Policy (KFIBS, Kölner Forum für Internationale Beziehungen und Sicherheitspolitik), in cooperation with the German Orient Institute (DOI, Deutsches Orient-Institut) | Bochum, Germany | 4–5 July 2014.

19 March 2014         Arabische Revolten: Hintergründe, Auswirkungen, Ausblick [The Arab Revolts: Backgrounds, Ramifications, Outlook | Organized by: Essener Friedens-Forum (EFF) & Volkshochschule (VHS) Essen | Essen, Germany.

27 Feb. 2014            Eine neue Ära für Iran? Chancen und Herausforderungen für die Außen- und Innenpolitik [A New Era for Iran? Opportunities and Challenges for Foreign and Domestic Politics] | «Universitätsgespräche«, Deutsch-Iranischer Freundschaftsverein (DIFV) | Humboldt University of Berlin.

10 Oct. 2013             Die internationale Debatte um das iranische Nuklearprogramm zwischen ziviler und militärischer Konfliktbearbeitung [The International Debate on the Iranian Nuclear Program between Civilian and Military Conflict Management] | 4. Hafis-Dialog Weimar »Krieg und Frieden: Erinnerungskulturen und der Abbau von Feindbildern in Deutschland und im Iran« [4th Hafez Dialogue Weimar: »War and Peace: Commemorative Cultures and the Dismantling of Foe Images in Germany and Iran«] | Panel discussion with: Ali Fathollah-Nejad & Dr. Jaleh Lackner-Gohari (Vienna) & Nina Ansari(artist, Berlin) & Dr. Babak Khalatbari (political scientist, Berlin) & Dr. Fariborz Saremi(political scientist, Hamburg) & Dr. Armin Triebel(University of Potsdam, Germany) & Dr. Mirko Wittwar (literary scholar) | Organized by: Konrad Adenauer Foundation | mon ami, Weimar (Germany).

28 Feb. 2013            Sanktionen – Mit Risiken und Nebenwirkungen: Dynamiken und Auswirkungen der Embargos im Iran und im Irak [Sanctions – With Risks and Side Effects: Dynamics and Effects of the Embargoes in Iran and Iraq] | Panel discussion with: Ali Fathollah-Nejad & Dr.h.c. Hans von Sponeck (fmr. UN Assistant Secretary-General & UN Humanitarian Coordinator for Iraq) | Chaired by: Prof. Udo Steinbach (Director, Governance Center Middle East | North Africa, Humboldt–Viadrina School of Governance, Berlin) | Welcoming address by: Matthias Jochheim (Chairman, IPPNW Germany) | Organized by: IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War) Germany & Governance Center Middle East | North Africa, Humboldt–Viadrina School of Governance, Berlin | Berlin, Germany.

26 Nov.2012            Feindbild Iran: Krieg oder Frieden? | Organized by Friedensinitiative Backnang; Politischer Arbeitskreis, club junges europa (cje) Backnang e.V.; Naturfreunde Backnang | Arbeiterwohlfahrt Backnang | Backnang (near Stuttgart), Germany.

27 Oct. 2012             Die Arabischen Revolten: Interpretationsmuster, Dilemmata und Herausforderungen [The Arab Revolts: Interpretative Patterns, Dilemmas and Challenges]| cluster meeting of the political science and sociology sections of the Hans Böckler Foundation on the subject of the “Arab Spring”, Berlin, 26–28 October.

11 Oct. 2012             Discussant of the talk by Prof. Barry Buzan (LSE) on “The Decentralized World in the 21st Century” | panel “After Bipolarity: Power Shifts in the 21st Century” | 5th Foreign Policy Conference of the Rosa Luxemburg Foundation in cooperation with the foreign policy journal WeltTrends, “Hegemony and Multipolarity: World Orders in the 21st Century” | University of Potsdam, 11–12 October.

2 June 2012              Wohin führen Sanktionen und Kriegsdrohungen gegen den Iran? [Where Do Sanctions and War Threats Against Iran Lead To?] | Venedey Forum 2012 »Zündeln an der Tankstelle: Kriege und Völkerrecht« [Playing with Fire at the Gas Station: Wars and International Law] | Friedenskoordination Berlin (FRIKO), Berlin.

9 May 2012              Der Konflikt zwischen dem Iran und dem Westen: Hintergründe und Perspektiven [The Conflict between Iran and the West: Backgrounds and Perpectives] | Studium Generale Lecture Series: »Die Entwicklungen in der islamischen Welt und die Rolle des Westens« [Developments in the Islamic World and the Role of the West] | Business and Information Technology School (BiTS), Iserlohn (Germany).

30 April 2012            Droht ein Krieg des Westens gegen den Iran? Was Deutschland und Europa für eine Deeskalation der angespannten Lage tun können | Discussant: Dr. Rolf Mützenich (German MP), Foreign Policy Spokesman of the Parliamentary Group of the Social Democratic Party (SPD), Co-Chair of the German–Iranian MP Group of the German Bundestag, Chair of the Socialist International (SI) Committee on Disarmament | Moderated by: Peter Philipp (journalist, fmr. Chief Correspondent for DW-Radio/DW-World.de) | Organized by the Cologne Forum for International Relations and Security Policy (KFIBS, Kölner Forum für Internationale Beziehungen und Sicherheitspolitik) | Chaired by Sepideh Parsa (KFIBS) | Institute of Oriental and Asian Studies (IOA), University of Bonn.

23 April 2012            Iran, Israel und der Westen: Gibt es einen Ausweg aus der Bedrohungsspirale? (Iran, Israel and the West: Is There a Way Out of the Crisis?) | Panel discussion with Hillel Schenker (Co-Editor, Palestine–Israel Journal of Politics, Economics and Culture) | Organized by the German section of the International Physicians for the Prevention of Nuclear War (IPPNW) & the Friedrich Ebert Foundation | Friedrich Ebert Foundation, Berlin, 18 h.

23 April 2012            Iran, Israel und der Westen: Gibt es einen Ausweg aus der Bedrohungsspirale? (Iran, Israel and the West: Is There a Way Out of the Crisis?) | Press Conference with Hillel Schenker (Co-Editor, Palestine–Israel Journal of Politics, Economics and Culture) & Dr. Jens Wagner (board member of IPPNW Germany) | Organized by the German section of the International Physicians for the Prevention of Nuclear War (IPPNW) | Office of the International Association of Lawyers Against Nuclear Arms (IALANA), Berlin, 11 h.

22 April 2012            Der Iran-Atomkonflikt: Gibt es einen Weg aus der Bedrohungsspirale? [The Iran Nuclear Conflict: Is There Way Out of the Spiral of Threats?] | Public symposium with Hillel Schenker (Co-Editor, Palestine–Israel Journal of Politics, Economics and Culture) & Prof. Udo Steinbach (former Director, German Orient Institute [renamed as: German Institute of Global and Area Studies GIGA], 1976–2006) | Annual meeting of the German section of the International Physicians for the Prevention of Nuclear War (IPPNW), Braunschweig (Germany).

9 March 2012           Drohungen – Sanktionen – Krieg: Eskalationsstrategie gegen den Iran [Threats – Sanctions – War: Escalation Strategy against Iran | Podium discussion with Kuros Yalpani (Webmaster, politube.org) | Organized by Münchner Bündnis gegen Krieg und Rassismus, EineWeltHaus, Munich (Germany).

8 March 2012           Iran im Auge des Orkans [Iran in the Eye of Storm] | Podium discussion with Kuros Yalpani (Webmaster, politube.org), Moderator: Thomas Pany (Editor, Telepolis) | Import Export, Munich (Germany).

6 March 2012           10 Jahre Iran-Konflikt: Gibt es noch Hoffnung auf eine friedliche Lösung? [The Iran Conflict 10 Years On: Is There Still Hope for a Peaceful Resolution?] | Organized by Deutsche Friedensgesellschaft – Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK), Forum für gesellschaftlichen Frieden in Karlsruhe (FgF), Friedensbündnis Karlsruhe, Internationales Begegnungszentrum (ibz) | ibz, Karlsruhe (Germany).

7 Dec. 2011               Interest-Driven Policy Versus Human Rights To Be Continued? A Review of and Lessons from Western Policy towards Northern Africa and Western Asia [Weiterhin Interessenpolitik versus Menschenrechte? Rückblick und Lehren aus der westlichen Politik gegenüber Nordafrika und Westasien] | Organized by the Iran working group (AK Iran) of the Amnesty International Campus Group Bonn|Dies Academicus, University of Bonn.

30 Nov. 2011            Der Iran-Atomkonflikt und Europa: Eine vermeidbare Krise und Lösungsaussichten [The Iran Nuclear Conflict and Europe: A Preventable Crisis and the Prospects for a Settlement]| Conference on »Iran – als mögliche Atommacht eine Gefahr für Europa?« [Iran – As a Potential Nuclear Power a Threat to Europe?] | Europäische Akademie Nordrhein-Westfalen in cooperation with the Federal Agency for Civic Education (Bundeszentrale für politische Bildung), Bonn (Germany), 27/11–02/12/2011.

30 Nov. 2011            Außenpolitische Zielsetzung Irans und Europa: Ein historischer Abriss [Iran’s Foreign-Policy Goals and Europe: A Historical Account]| Conference on »Iran – als mögliche Atommacht eine Gefahr für Europa?« [Iran – As a Potential Nuclear Power a Threat to Europe?] | Europäische Akademie Nordrhein-Westfalen in cooperation with the Federal Agency for Civic Education (Bundeszentrale für politische Bildung), Bonn (Germany), 27/11–02/12/2011.

26 Nov. 2011            Iran und Israel: Auswirkungen der US-Iran-Krise und des »Arabischen Frühlings« [Iran and Israel: Consequences of the U.S.–Iran Crisis and of the »Arab Spring« | Israel und seine Nachbarn: Ressentiments – Feindschaften – Koalitionen [Israel and its Neighbors]| DIE HEGGE – Christliches Bildungswerk | Willebadessen-Niesen (Germany), 25–27/11/2011.

12 Nov. 2011            The Methodology of Citizens’ Panels and its Perspectives in Migration Matters  | Keynote Speech in Part 1 “Migration and Citizens’ Panels” | International Workshop »Improving the Situation of Immigrants – Citizens and Experts Debate«, concluding the project GOAL (Granting Opportunities of Active Learning), led by ALDA (Association of Local Democracy Agencies) | Bucharest, 12–13 November 2011.

24 Oct. 2011             Chairing the panel discussion on »The Road to Regional Security and Cooperation in the Middle East« with Ziad AbuZayyad (Co-Editor & Co-Publisher, Palestine–Israel Journal [PIJ] & Conference for Security and Cooperation in the Middle East [CSCME], Palestine), Hillel Schenker (Co-Editor, PIJ & CSCME, Israel), Gen. (rtd.) Mohammad K. Shiyyab (Founder & General Manager, Middle East Studies Center, Amman/Jordan), Prof. Mohssen Massarrat (CSCME, Germany/Iran) |6th SOAS/British Pugwash London Conference on a Middle East Weapons of Mass Destruction Free Zone | School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London, 24/10/2011.

13 July 2011              Panel discussion on »The Challenge of Dealing With Iran« with Stephen Twigg MP (Shadow Minister for Foreign Affairs & fmr. Director and currently Senior Research Associate, Foreign Policy Centre, London) & Mark Fitzpatrick (Director of the Non-Proliferation and Disarmament Programme, International Institute for Strategic Studies (IISS), London | Organized by the Young Fabians Middle Eastern Programme | House of Commons, London.

17 April 2011            The End of the American Empire? The Arab Revolutionary Process and the Threat to U.S.-Led Western Hegemony | Panel on “Structures of Power and Strategies of Resistance in North Africa and West Asia”, ‘Sunday of Resistance’ event, School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London.

27 Jan. 2011             Sanktionen und Kriegsdrohungen gegen Iran: Facetten eines globalen Konfliktes [Sanctions and Threats of War against Iran: Facets of a Global Conflict] | Organized by Münchner Bündnis gegen Krieg und Rassismus & Münchner Friedensbündnis | EineWeltHaus, Munich, Germany.

4 Dec. 2010              Friedens- und entwicklungspolitische Auswirkungen der Iran-Politik [Peace and Developmental Ramifications of the Iran Policy] | 17th nationwide and international »Friedenspolitischer Ratschlag 2010« [Federal Committee Peace Counsel]: Globaler Kampf um Rohstoffe, Wasser und Energie [Global Fight for Resources, Water and Energy] | University of Kassel (Germany), 4–5/12/2010.

30 June 2010            Iran und wir: Ein Blick hinter die Schlagzeilen [Iran and Us: Taking a Look Behind the Headlines] | LOGE | Essen (Germany).

25 June 2010            Iran im Visier: Sanktionen, Propaganda, Kriegsdrohungen [Targeting Iran: Sanctions, Propaganda, Threats of War] |  Organized by Heidelberg Forum gegen Militarismus und Krieg; DieLinke.SDS; Heidelberger Friedensratschlag; DIE LINKE HD-Rhein-Neckar; VVN/BdA Heidelberg (Vereinigung der Verfolgten des Naziregimes – Bund der Antifaschistinnen und Antifaschisten, Kreisvereinigung Heidelberg) |  University of Heidelberg (Germany).

13 Apr. 2010             Iran – demokratische Reform oder Krieg? Die innen- und aussenpolitischen Zukunftsperspektiven Teherans [Iran – Democratic Reform or War? Future Perspective of Tehran’s Domestic and Foreign Affairs] | Invited by & discussion with Andreas Zumach, Geneva-based UN correspondent & author | “Politik am Stehtisch” | Theater Winkelwiese, Zurich.

15 Feb. 2010            Iran in World Politics | Organized by Imperial College Union Political Philosophy Society (PPS) | Panel with Shirin Shafaie (PhD Candidate, School of Oriental and African Studies [SOAS], University of London) | Imperial College London.

3 Feb. 2010               What Lies Ahead? The Movement, Sanctions and the West | Organized by Campaign Iran | Panel with Prof. Ali Ansari (Director of the Institute for Iranian Studies, University of St. Andrews, Scotland & [then] Associate Fellow, Middle East and North Africa Programme, Chatham House) and Lindsey German (Convenor of the Stop the War Coalition, UK) | Bloomsbury Central Baptist Church, London.

13 Jan. 2010             Panel discussion on »Iran – Revolution 2.0? Die Bewegung gegen Ahmadinedschad und die Rolle der neuen Medien« [Iran – Revolution 2.0? The Movement Against Ahmadinejad and the Role of New Media] with Yalda Zarbakhch (media researcher), Sara Dehkordi (Network of Young Iranians in Berlin), Sam T. Fard (Journalist, taz), Rüdiger Göbel (deputy editor-in-chief, junge Welt daily, Berlin) | Organized by Helle Panke, LiMA (Linke Medienakademie) and Die Tageszeitung (taz) | tazcafé, Berlin.

5 Dec. 2009              Die Obama-Administration und der Iran-Konflikt in einer multipolaren Welt [The Obama Administration and the Iran Conflict in a Multipolar World] | 16th nationwide and international »Friedenspolitischer Ratschlag 2009« [Federal Committee Peace Counsel]: Kapitalismus, Krise und Krieg [Capitalism, Crisis and War] | University of Kassel (Germany), 5–6/12/2009.

22 June 2009           Jenseits »kollektiver Konfusion«: Erklärungsmuster und Kontinuitäten iranischer Außenpolitik [Beyond »Collective Confusion«: Explanatory Patterns and Continuities of Iranian Foreign Policy] | Symposium on »Der Iran in der internationalen Politik: Internationale Krisen als Blockade regionaler Entwicklung« [Symposium: Iran in International Politics: International Crises as Blockade for Regional Development] | Österreichische Orient-Gesellschaft Hammer-Purgstall in cooperation with Österreichischen Institut für Internationale Politik (OIIP, Austrian Institute for International Affairs) | Diplomatische Akademie Wien (Diplomatic Academy of Vienna / Vienna School of International Studies).

18 June 2009            Der Iran-Konflikt und die Rolle Europas [The Iran Conflict and the Role of Europe] | Organized by Visions d’Europe | University of Münster (Germany).

30 Apr. 2009            The West–Iran Conflict and the Centrality of International Law | Debate on »Iran: Diplomacy and the Rule of Law« with Douglas Murray (Director of the Centre for Social Cohesion, UK & author of Neoconservatism: Why We Need It [2006] | Organized by The Law and Justice Forum, College of Law The College of Law, London.

27 Apr. 2009            Obama and Iran | Panel discussion with Jon Snow (Channel 4 News journalist and presenter), Dr. Mehri Honarbin–Holliday (Canterbury Christ Church University & Campaign Iran leading member), John Rees (co-founder of the Stop the War Coalition), chaired by Baroness Prof. Haleh Afshar | Organized by Campaign Iran | School of Oriental and African Studies (SOAS), University of London.

17 Mar. 2009            A European Idea for Euro–Iranian Relations | Conference on »Iran and Europe: Green Visions for the Future« | Organized by The Greens / European Free Alliance (EFA) | European Parliament, Brussels.

4 Feb. 2009              Obama and Iran: What Policy Recommendations the New U.S. President Has On Offer | Discussant: Dr. Elaheh Rostami-Povey (SOAS) | Organized by SOAS Persian Society – School of Oriental and African Studies (SOAS), London.

6 Dec. 2008              Kriegsgefahr gebannt? Die neue US-Administration und der Iran [Danger of War Averted? The New U.S. Administration and Iran] | 15th nationwide and international »Friedenspolitischer Ratschlag 2008« [Federal Committee Peace Counsel]: Die Welt nach Bush: Friedlicher? Gerechter? Ökologischer? [The World After Bush: More Peaceful? More Just? More Ecological?] | University of Kassel (Germany), 6–7/12/2008.

26 May 2008            Der Iran im Blickfang der Weltpolitik: Perspektiven von Krieg und Frieden in einer eskalierenden Situation [Iran in the Eye of World Politics: Perspectives on War and Peace in an Escalating Situation] | Katholische Studierenden- und Hochschulgemeinde (KSHG) Münster | Münster (Germany).

16 April 2008            Das Atomprogramm des Iran: Propaganda und Wirklichkeit [The Nuclear Program of Iran: Propaganda and Reality] | Essener Friedens-Forum (EFF) | Essen (Germany).

10 April 2008            Zwischen Kriegsdrohungen und Sanktionen: Die westliche Politik gegenüber Iran [Between the Threat of War and Sanctions: The West’s Policy vis-à-vis Iran] | Organized by Deutsche Friedensgesellschaft – Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG–VK), Forum für gesellschaftlichen Frieden (FgF) in Karlsruhe, Friedensbündnis Karlsruhe | Karlsruhe (Germany).

3 March 2008           Droht mit einer Aggression der USA gegen den Iran der Dritte Weltkrieg? [Is the Third World War Impending With a U.S. Aggression against Iran?] | Organized by Linker Dialog Köln, Förderverein Kölner Friedensforum, Arbeitskreis Hiroshima-Nagasaki, Rosa Luxemburg Foundation North-Rhine-Westphalia | DGB-Haus, Cologne (Germany).

28 Feb. 2008            Iran im Fadenkreuz: Fragen zu Krieg und Frieden [Iran in the Crosshairs: Questions on War and Peace] | International Center, University of Münster (Germany).

4 Feb. 2008              The Iranian Science Community in the Crosshairs: An Action Against Whom? | CES Café | Centre for European Studies (CES), University of Twente (NL).

31 Aug. 2007            Die Iran-Krise [The Iran Crisis] |Evangelische Gemeinde zu Düren [Protestant Community of Düren] | Düren (Germany).

2 Oct. 2006              Konfliktherd Iran: Droht der Krieg?[Hot Spot Iran: On the Verge of War?]| Panel discussion with Senior Consistory Steinhäuser (Appointee of the Protestant Churches at the Parliament and Government of Saxony-Anhalt) | Organized by Magdeburger Bündnis 50 plus e.V. & Ökumenischer Friedensarbeitskreis | Magdeburg (Germany).

1 Sep. 2006              Iran, Libanon: Krisen und Kriege – Was sind die Alternativen? [Iran, Lebanon: Crises and Wars – What Alternatives?] |Anti-War Day event organized by ATTAC Rüsselsheim, DGB Rüsselsheim, Arbeit und Leben Starkenburg | Rüsselsheim (Germany).

31 Aug. 2006            Aktuelle Krisen im Nahen Osten [Current Crises in the Middle East] | Organized by WASG (Wahlalternative Arbeit & Soziale Gerechtigkeit) Groß-Gerau | Groß-Gerau (Germany).

29 May 2006            Krieg im Iran? Hintergründe und Einblicke [War on Iran? Backgrounds and Insights] | Organized by WASG (Wahlalternative Arbeit & Soziale Gerechtigkeit) Gütersloh | Gütersloh (Germany).

10 May 2006            Iran-Atomkonflikt und Perspektiven [Iran Nuclear Conflict and Perspectives] | Ringvorlesung: Umwelt, Entwicklung, Frieden [Lecture Series: Environment, Development, Peace], studium generale, SS06| University of Osnabrück (Germany).

14 Feb. 2006            Iran in the Eye of Storm: The Nuclear Issue and Beyond | Institute of Political Science (IfPol), University of Münster (Germany).

20 Jan. 2006            Iran im Brennpunkt: Das Atomprogramm und der Westen [Iran in Focus: The Nuclear Program and the West] | Speaker’s Corner, Peperoni, Münster (Germany).

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Les sanctions relatives à la non-prolifération nucléaire

Posted on 10 June 2013 by Ali Fathollah-Nejad

Dans le cadre de ses analyses des grandes questions géopolitiques du monde d’aujourd’hui, l’Académie de Géopolitique de Paris a organisé le lundi 03 juin 2013, un colloque sur « Les sanctions relatives à la non-prolifération nucléaire : Evaluation et appréciation des exigences et des conséquences » au Palais du Luxembourg (Sénat).Aujourd’hui, les sanctions internationales adoptées par l’ONU et les sanctions unilatérales sont décidées et appliquées de manière répétée. Ces sanctions sont progressivement devenues le seul instrument international de coercition disponible. L’un des objectifs déclarés de ces sanctions est la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive. Cependant, l’impact et l’efficacité de cet instrument dans ce domaine font l’objet de discussions. Quels sont les effets de ces sanctions sur les pays concernés ? Ne relèvent-elles pas parfois d’objectifs autres que la non-prolifération ?

في سياق القضايا الجيوسياسية الكبرى التي يعيشها عالم اليوم، نظمت الأكاديمية الجيوسياسية الباريسية، في 03 جوان 2013 بقصر لوكسمبورغ (مجلس الشيوخ) ندوة تناولت فيها مسألة “العقوبات المتعلقة بمنع الانتشار النووي: تقييم وتقدير الاحتياجات و العواقب

hhhان العقوبات الدولية التي اعتمدتها الأمم المتحدة  و العقوبات من جانب واحد تطبق وتقرر بشكل متكرر اليوم حيث أصبحت تدريجيا الوسيلة الدولية الوحيدة المتاحة للإكراه. إحدى الأهداف المعلنة لهذه العقوبات هي مكافحة انتشار أسلحة الدمار الشامل. ومع ذلك، يناقش تأثير وفعالية هذه الأداة في هذا المجال. فما هي الآثار المترتبة عن العقوبات على البلدان المعنية؟ هل تخدم في بعض الأحيان أغراض أخرى غير عدم الانتشار؟

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Le colloque a été inauguré par le sénateur Aymeri de Montequiou. Il dit ne pas être convaincu que faire souffrir la population iranienne soit la solution adéquate pour répondre aux motifs affichés des sanctions, il pense au contraire que la population en sortira encore plus soudée vis-à-vis des pressions extérieures notamment sur la question du nucléaire iranien sur lequel il avait fait quelques rappels. En effet, il existe une sorte de caractère héréditaire de la maîtrise du nucléaire militaire réservée aux cinq membres du Conseil de sécurité des Nations unies, lesquels ayant également fixé unilatéralement les exceptions indienne, pakistanaise et israélienne. Le jeu est faussé, il y a un aspect profondément inégalitaire dans la détermination de ceux qui peuvent avoir la capacité nucléaire et ceux dont le nouveau système international a décidé qu’ils ne pourraient l’atteindre. Le sénateur pense ainsi que les sanctions internationales, non seulement renforcent la volonté majeure exprimée en interne par la population iranienne d’atteindre la puissance nucléaire mais elles consolident de plus la proximité stratégique de l’Iran vis-à-vis de la Chine et de la Russie. Un changement de perspective est donc envisageable et souhaitable.

افتتحت الندوة من قبل  ايمرى دي مونتيسكيو، عضو مجلس الشيوخ بجيرس ورئيس المجموعة البرلمانية فرنسا ـ إيران. قال انه غير مقتنع بأن الإساءة للشعب الإيراني هو الحل المناسب لتلبية الأغراض المعلنة للعقوبات، وهو يعتقد انه بدلا من ذلك يتحد الشعب أكثر فأكثر في وجه الضغوط الخارجية كما حدث بخصوص القضية النووية الإيرانية التي أدلى ببعض التذكير بشأنها. في الواقع، هناك نوع من الطابع الوراثي لامتلاك الأسلحة النووية العسكرية المخصصة للأعضاء الخمسة لمجلس الأمن التابع للأمم المتحدة، التي عينت أيضا من جانب واحد، الاستثناءات الباكستانية والهندية و الإسرائيلية. اللعبة معيبة، بل هناك جانب غير عادل للغاية في تحديد الجهة التي يمكن أن تكون لها قدرات نووية وتلك التي قرر بشأنها النظام الدولي الجديد أنها لا تستطيع الوصول إليها. يعتقد المتحدث بذلك أن العقوبات الدولية لا تعزز فقط الرغبة الكبيرة التي عبر عنها داخليا الشعب الإيراني لأجل الوصول إلى الطاقة النووية ولكنها توطد أيضا قرب إيران الاستراتيجي من الصين و روسيا. تغيير المنظور هو إذن أمر ممكن ومرغوب فيه

 

Son Excellence M. Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général de l’ONU, en raison de son état de santé ne pouvait être présent au colloque. Toutefois, il a confié à l’un de ses collaborateurs, Maître Elie Hatem, de lire son allocution.

Son Excellence M. Boutros Boutros-Ghali, insiste sur le fait que l’objectif escompté des sanctions doit être de modifier le comportement d’un Etat ou de toute entité qui menace la paix et la sécurité internationales et non pas de les punir ou de prendre de représailles à leur encontre. Tel est d’ailleurs le fondement des dispositions de l’article 41 de la Charte des Nations unies.

Les sanctions sont en réalité un instrument contondant, selon Son excellence. Elles soulèvent la question éthique de savoir si les souffrances infligées aux groupes vulnérables dans les pays visés sont un moyen légitime d’exercer une pression sur les dirigeants politiques de ce pays. La question selon lui, est donc de savoir si ces mesures affectent ces dirigeants politiques réellement ou si elles utilisent la population civile comme otage pour contraindre ces premiers en retournant l’opinion publique contre eux. L’expérience a démontré, à ce sujet, que les sanctions ont des effets non escomptés ou inattendus dans la mesure où les Nations Unies n’ont pas nécessairement les moyens de les contrôler, ajoute-il.

Sans remettre en question la nécessité des sanctions à l’encontre de tout acte jugé comme étant internationalement illicite, Son excellence M. Boutros Boutros-Ghali souhaite que les sanctions soient adoptées par des organes judiciaires plutôt que par les instances politiques, dans un monde où devra régner et primer le DROIT sur l’opportunisme politique.

سعادة السيد بطرس بطرس غالي، أمين عام سابق للأمم المتحدة، بسبب حالته الصحية لم يتمكن من حضور المؤتمر. ومع ذلك، كلف أحد زملائه، السيد إيلي حاتم، بقراءة خطابه.

أصر سعادة السيد بطرس بطرس غالي، على انه ينبغي أن يكون الغرض المتوقع من العقوبات تغيير سلوك دولة أو أي كيان يهدد السلم والأمن الدوليين وليس معاقبتهم أو اتخاذ الانتقام منهم. وهذا هو أيضا أساس المادة 41 من ميثاق الأمم المتحدة.

العقوبات هي في الواقع اداة حادة وفقا لقوله. انها تثير مسألة أخلاقية لمعرفة ما إذا كانت المعاناة المفروضة على الفئات الضعيفة في البلدان المستهدفة هي وسيلة شرعية لممارسة الضغط على القادة السياسيين في هذا البلد. المسألة وفقه : هي ما إذا كانت هذه التدابير تؤثر فعلا على القادة السياسيين أو تستخدم الشعب المدني كرهينة لإجبار هؤلاء بتحويل الرأي العام ضدهم. و يضيف أن التجربة في هذا الصدد قد أظهرت أن العقوبات لها آثار غير مقصودة أو غير متوقعة ما دامت الأمم المتحدة لا تملك الوسائل للسيطرة عليها.

دون التشكيك في أهمية العقوبات ضد أي فعل يعتبر فعلا غير مشروع دوليا، يريد سعادة السيد بطرس بطرس غالي أن العقوبات يتم اعتمادها من قبل القضاء بدلا من السياسيين في عالم لابد ان يسوده ويسيطر فيه الحق على النفعية السياسية.

Ali Rastbeen, Président de l’Académie de Géopolitique de Paris, a pris ensuite la parole pour remercier l’ensemble des personnes qui ont assisté à ce colloque de l’Académie : des remerciements particuliers ont été adressés à Monsieur le sénateur DE MONTESQUIOU, de l’accueil chaleureux qu’il a réservé à l’Académie. Il a également adressé ses remerciements pour les  membres des corps diplomatiques présents, dont la Princesse  Ambassadrice de  Belgique,  les Excellences les ambassadeurs du Royaume du Bahreïn, du Bengladesh, de  Bolivie, de Géorgie, du  Koweït, de Moldavie, du  Togo, l’Ambassadeur et Délégué permanent d’Afghanistan auprès de l’UNESCO, les corps diplomatiques du Brésil, du Canada, de Chine, de Corée, d’Egypte, de Guatemala, d’Irak, d’Iran, du Japon, du Kazakhstan, du Mozambique ,de Tchéquie, de Tanzanie, de Roumanie, de Russie, du Soudan, du Sri Lanka, du Togo, de Turquie, et le haut représentant du Gouvernement régional du Kurdistan irakien, ainsi que le Directeur des Nations Unies, des Organisations internationales, des Droits de l’Homme et de la Francophonie.

Le président a ensuite tenu quelques mots à propos du sujet du colloque en expliquant qu’aujourd’hui, les sanctions sont utilisées de manière unilatérale et multilatérale en tant que levier de pression sur d’autres pays. Cependant, il pense que ce levier peut être utilisé parfois, abusivement au service d’intérêts politiques. Il ajoute que ces sanctions dépassant le cadre du Conseil de Sécurité des Nations unies, de manière extraterritoriale et unilatérale sur d’autres peuples. Il devient donc urgent d’examiner, selon lui, grâces aux spécialistes, les différentes dimensions politiques, économiques, juridiques et humaines des sanctions et la nécessité de trouver une solution convenable pour empêcher ce processus qui vise en réalité les populations des pays soumis aux sanctions.

Durant les dernières années, un des objectifs annoncés des sanctions a été la lutte contre la prolifération des armes nucléaires. Cependant, le président s’interroge si  dans le cas de l’Iran, la mise en place de vastes sanctions contre ce pays a conduit au renforcement de la non-prolifération nucléaire ou, au contraire, par ce biais, les États qui appliquent ces sanctions ne cherchent-ils pas des objectifs politiques ?

Le président souligne sa volonté de voir ce colloque insister sur le cas de l’Iran en tant qu’un des pays faisant objet de sanctions. Il a aussi émis son souhait que ces échanges et débats d’idées attirent l’attention des décideurs de la politique internationale sur la question des sanctions et qu’à la lumière du réalisme et de la compréhension des pressions exercées sur les peuples des pays soumis à ces dernières, ces décisions puissent être revues et leur portée évaluée de manière précise et conforme au droit international.

ثم أخذ بعد ذلك الكلمة السيد علي راست بين، رئيس الأكاديمية الجيوسياسية الباريسية، لتقديم الشكر لجميع الحضور في مؤتمر الأكاديمية: حيث وجه شكر خاص للسيد ايمرى دي مونتيسكيو عضو مجلس الشيوخ للترحيب الحار الذي خصصه للأكاديمية. كما أعرب عن شكره لأعضاء السلك الدبلوماسي الحاضرين، بما في ذلك الأميرة سفيرة بلجيكا، وأصحاب السعادة سفراء كل من مملكة البحرين و بنغلاديش و بوليفيا و جورجيا و الكويت و مولدوفا و توغو و السفير والمندوب الدائم لأفغانستان لدى اليونسكو، والسلك الدبلوماسي البرازيل و كندا و الصين و كوريا و مصر و غواتيمالا و العراق و إيران و اليابان و كازاخستان و الموزمبيق و جمهورية التشيك و تنزانيا و رومانيا و روسيا و السودان و سري لانكا وتوغو وتركيا والممثل السامي لحكومة إقليم كردستان ومدير الأمم المتحدة والمنظمات الدولية لحقوق الإنسان والفرانكوفونية.

 

ادلى الرئيس بعد ذلك ببضع كلمات حول موضوع المؤتمر موضحا أن العقوبات تستخدم اليوم بطريقة احادية الجانب ومتعددة الأطراف كوسيلة للضغط على بلدان أخرى. ومع ذلك، فهو يعتقد أن هذه الوسيلة يمكن أن يساء استخدامها في بعض الأحيان لخدمة مصالح سياسية. ويضيف أن هذه العقوبات تتجاوز طاقم مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة، بطريقة خارج الحدود الإقليمية و احادية الجانب وذلك على شعوب أخرى. وقال انه أصبح من العاجل النظر فيها ، بفضل الخبراء، مختلف الأبعاد السياسية والاقتصادية والقانونية والإنسانية للعقوبات وضرورة إيجاد حل مناسب لمنع هذه العملية التي تستهدف في الواقع شعوب البلدان الخاضعة للعقوبات .

في السنوات الأخيرة، كانت واحدة من الأهداف المعلنة للعقوبات هي مكافحة انتشار الأسلحة النووية. ومع ذلك، يتساءل الرئيس إذا ما كان في حالة إيران، إنشاء عقوبات واسعة ضد هذا البلد قد أدى الى تعزيز عدم الانتشار النووي أو، على العكس، من خلال ذلك، فإن الدول التي تطبق هذه العقوبات لا يستهدف أغراض سياسية؟

اعلن الرئيس رغبته في ان يركز المؤتمر على القضية الإيرانية كواحدة من الدول الخاضعة للعقوبات. كما أعرب عن أمله في أن يجذب هذا التبادل للأفكار والمناقشات انتباه واضعي السياسات الدولية بشأن قضية العقوبات في ضوء الواقعية وفهم الضغوط على التي تمارس على شعوب البلدان الخاضعة للعقوبات ، استعراض يمكن تقييم هذه القرارات و نتائجها بدقة وبطريقة تتناسق مع القانون الدولي.

Le colloque a été organisé sous forme de deux tables rondes.

وقد نظمت الندوة في شكل مائدتين مستديرتين

La première a été présidée par son Excellence M. Pierre La France, ancien ambassadeur de France en Iran et représentant des Nations Unies en Afghanistan.

الأولى ترأسها سعادة السيد بيير لافرانس، سفير سابق لفرنسا في إيران وممثل الامم المتحدة في افغانستان

Son excellence a tout de suite donné la parole au premier intervenant de la première table ronde, son Excellence M. François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran qui a choisi de traiter le thème: y a-t-il un bon usage des sanctions ?

S.E.M. Nicoulaud pense que la tournure prise par le cas iranien amène à s’interroger une fois de plus sur l’usage des sanctions. Elles ont traditionnellement mauvaise presse en France, où elles sont considérées comme dangereuses, coûteuses, inefficaces. La réalité est plus nuancée, selon l’intervenant. De fait, la cinquième République a eu régulièrement recours aux sanctions, avec un certain nombre de succès. Mais les États-Unis sont sans aucun doute le pays qui a le plus souvent utilisé cet instrument de politique extérieure, ajoute-il. Et, avec la fin de la Guerre froide, il été plus aisé d’avoir recours aux sanctions multilatérales, bénéficiant de la légitimité du Conseil de sécurité. L’ancien ambassadeur de France en Iran déduit de l’histoire des sanctions les conditions favorables au succès. Les sanctions sont par exemple d’autant plus efficaces que leur cible est faible, qu’elle est proche politiquement et culturellement du sanctionneur, et que son système politique est pluraliste. Il ajoute que leurs chances de succès augmentent aussi lorsque leur but est circonscrit et qu’une issue claire est offerte au pays sanctionné. Or ce type d’évaluation est rarement fait au départ d’une politique de sanctions, d’où les fuites en avant et les déboires spectaculaires que retiennent les opinions. Mais quelles que soient les critiques, selon l’Ambassadeur, les sanctions resteront un élément important de l’action internationale, dans une échelle de moyens allant de la production de normes – travail de la diplomatie multilatérale – à l’usage ouvert de la force : travail des armées.

أعطى سعادة السفير لافرانس فورا الكلمة للمتكلم الأول للمائدة المستديرة الأولى، سعادة السيد فرانسوا نيكولو، سفير سابق لفرنسا في إيران، اختار علاج موضوع “هل هناك استخدام حسن للعقوبات؟

يعتقد صاحب السعادة السفير ان الشكل الذي اتخذته الحالة الإيرانية يثير التساؤلات مرة أخرى حول استخدام العقوبات التي لديها تقليديا سمعة سيئة في فرنسا، حيث تعتبر خطيرة ومكلفة وغير فعالة. فالواقع هو أكثر دقة من ذلك، وفقا للمتحدث. في الواقع، استخدمت الجمهورية الخامسة العقوبات بطريقة دورية، مع عدد من النجاحات. لكنه أضاف أن الولايات المتحدة هي بلا شك البلد الأكثر استخداما لهذه الأداة في السياسة الخارجية. ومع نهاية الحرب الباردة، كان من الأسهل استخدام العقوبات المتعددة الأطراف، المتمتعة بشرعية مجلس الأمن.

و هكذا استخلص سفير فرنسا الأسبق في إيران من تاريخ العقوبات الشروط المساعدة في نجاحها. العقوبات هي على سبيل المثال أكثر فعالية إذا كان هدفها منخفض، و كانت قريبة سياسيا وثقافيا من المعتدي ونظامها السياسي يمتاز بالتعددية. ويضيف أن فرص نجاحها تزيد أيضا عندما يكون غرضها محدود و إذا ما تم تقديم حل واضح للبلدان الخاضعة للعقوبات ولكن هذا النوع من التقييم هو نادرا ما يجرى في بداية سياسة العقوبات، و منه التسربات والنكسات المدهشة التي تعتنقها الآراء. ولكن مهما كانت الانتقادات، لا تزال العقوبات عنصرا هاما من العمل الدولي في سلم الوسائل الذي يبدأ من إنتاج المعايير – عمل الدبلوماسية المتعددة الأطراف – الى الاستخدام المفتوح للقوة : عمل الجيوش

Le deuxième intervenant, Thierry Coville, Professeur d’Économie à Négocia a choisi de traiterdes sanctions de l’UE contre le système financier iranien : quelles en sont les bases légales. Afin de faire pression sur l’Iran dans le cadre de son programme nucléaire, l’UE a pris un certain nombre de mesures visant les banques commerciales publiques iraniennes qui sont plus sévères de celles prises par les UN et qui se rapprochent de plus en plus des sanctions financière américaines, a fait observé Thierry Coville. En effet, il a rappelé qu’en juin 2008, le conseil européen a gelé tous les fonds et ressources économiques détenues ou contrôlées par des compagnies iraniennes sur les territoires de l’UE. En plus de ces sanctions ciblées, il ajoute que l’UE a mis en place des sanctions a application plus générale. Depuis octobre 2010 une régulation sur presque tous les transferts de fonds de plus de 10 000 euros en provenance ou vers une personne ou une entité  iranienne doivent être soumis à des mesures de notification et d’autorisation, les banques de l’UE ont l’interdiction d’avoir une relation de correspondance avec les banques iraniennes. En décembre 2012 tous les transferts de fonds entre les banques européennes et les banques iraniennes ont été interdits. En principe, il y a des exceptions, concernant la santé et l’alimentaire mais elles ne sont pas valides car très compliquées pour les banques européennes de faire des transactions avec l’Iran, selon lui. Le professeur Coville s’est  néanmoins interrogé sur la base légale de ces sanctions générales, notamment l’interdiction des transferts de fonds. Il s’appuie à ce propos, sur un certain nombre de décisions de justice qui viennent d’être rendues au Royaume-Uni. Or, il annonce que les sanctions ont été mises en difficulté pour justifier de la notion de lien direct nécessaire avec les autorités nucléaires iraniennes, notamment le recours à l’argument “secret défense”, qui ne correspond pas selon l’orateur, au principe démocratique.

 

اختار المتحدث الثاني، تييري كوفيل، أستاذ الاقتصاد في نيغوسيا، تناول عقوبات الاتحاد الأوروبي ضد النظام المالي الإيراني: ما هي الأسس القانونية. و يلاحظ انه للضغط على إيران في إطار برنامجها النووي، اتخذ الاتحاد الأوروبي عددا من التدابير تستهدف البنوك التجارية الإيرانية المملوكة من الدولة، و هي أكثر صرامة من تلك التي اعتمدتها الأمم المتحدة و تقترب أكثر فأكثر من العقوبات المالية الأمريكية. في الواقع، أشار إلى أنه في جوان يونيو 2008 جمد المجلس الأوروبي جميع الأموال والموارد الاقتصادية التي تمتلكها أو تسيطر عليها شركات إيرانية على أراضي الاتحاد الأوروبي.

و بالإضافة إلى هذه العقوبات المستهدفة، يضيف أن الاتحاد الأوروبي قد وضع عقوبات أكثر عمومية. منذ أكتوبر 2010 تم تنظيم تقريبا جميع التحويلات المالية التي يتعدى مبلغها 000 10 اورو من أو إلى شخص أو كيان إيراني حيث لا بد أن تخضع هذه الأموال إلى إجراءات الإخطار والإذن، و يمنع على بنوك الاتحاد الأوروبي أن يكون لها علاقة مراسلة مع البنوك الإيرانية. في ديسمبر 2012 تم منع جميع عمليات نقل الأموال بين البنوك الأوروبية والمصارف الإيرانية. وقال انه من حيث المبدأ، هناك استثناءات  فيما يتعلق بالصحة والغذاء، ولكنها ليست صالحة لأنه معقد للغاية بالنسبة للبنوك الأوروبية التعامل مع إيران. و بذلك يتساءل البروفيسور كوفيل عن القاعدة القانونية لهذه العقوبات الشاملة، بما في ذلك فرض حظر على التحويلات المالية. استند في هذا الصدد، على عدد من قرارات المحاكم في المملكة المتحدة. حيث أعلن أن العقوبات وضعت في موقف صعب فيما يتعلق بتبرير مفهوم الصلة المباشرة اللازمة مع السلطات النووية الإيرانية، بما في ذلك استخدام حجة “السر الدفاعي” التي لا تتوافق وفقا للمتكلم، ومبدأ الديمقراطية.

Le troisième intervenant, Maître Elie Hatem, avocat, et Professeur à la Faculté Libre de Droit, d’Économie et de Gestion de Paris a parlé des sanctions extraterritoriales et indépendance politique des pays tiers.

Maître Hatem a  mis l’accent sur le terme de « la souveraineté » qui est selon lui, l’expression juridique de l’indépendance des Etats. Elle s’exprime par leur droit inaliénable de s’organiser au niveau interne et d’adopter ainsi leur réglementation librement, par la voie de leurs appareils législatifs ou gouvernementaux (s’agissant des règlements, par exemple, en France). Les sanctions extra-territoriales sont, d’après Monsieur Hatem, des mesures prises par un ou plusieurs Etats, applicables aux acteurs publics ou privés des pays tiers, portant atteinte à leur souveraineté et au principe de la non intervention dans les affaires internes des pays. L’orateur pense que ces mesures sont non seulement illicites car portant atteinte au jus cogens, mais elles traduisent le désordre qui règne dans la société internationale.

تكلم المتحدث الثالث، السيد إيلي حاتم، وهو محام وأستاذ في الكلية الحرة للقانون و الاقتصاد والإدارة بباريس، عن العقوبات المتجاوزة الحدود الإقليمية والاستقلال السياسي للدول

ركز السيد ايلي حاتم على مصطلح “السيادة” الذي قال انه هو التعبير القانوني عن استقلال الدول. وما يعبر عنها هو حقهم غير القابل للتصرف في تنظيم أنفسهم داخليا، وبالتالي اعتماد قواعد بكل حرية من خلال أجهزة تشريعية أو حكومية خاصة بهم (في حالة الأنظمة، على سبيل المثال، بفرنسا). العقوبات خارج الإقليم، وفقا للسيد حاتم، هي تدابير متخذة من جانب دولة واحدة أو أكثر، تطبّق على العاملين في القطاعين العام والخاص في دول أخرى، وهي تمس بالسيادة و بمبدأ عدم التدخل في الشؤون الداخلية للدول. وقال المتحدث انه يعتقد أن هذه الإجراءات ليست فقط غير قانونية بسبب انتهاك القواعد الآمرة، لكنها تعكس اضطراب يعم المجتمع الدولي.

L’intervenant suivant, monsieur Pierre-Emmanuel Dupont, juriste et consultant en droit international public et chargé de cours à la Faculté Libre de Droit, d’Économie et de Gestion de Paris a abordé Le rôle des sanctions dans la mise en oeuvre du régime de non-prolifération nucléaire.

Cette intervention a eu pour objet d’examiner certaines questions juridiques que posent les mesures (ou sanctions) unilatérales prises à l’encontre de certains Etats ou entités. Par mesures unilatérales, on entend des mesures distinctes de celles prises par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans le cadre du système dit de sécurité collective de la Charte des Nations Unies. L’un des cas les plus récents, explique monsieur Dupont, est celui des mesures prises à l’encontre de l’Iran par l’Union européenne et ses Etats membres dans le courant de l’année 2012, visant à amener l’Iran à renoncer à un certain nombre d’activités de son programme nucléaire, et qui comportent un embargo étendu sur les importations de pétrole et de gaz iranien (entré en vigueur le 1erjuillet 2012), et le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne. Ces mesures, du point de vue du droit international, posent d’abord le problème de leur qualification juridique, dont dépend le régime juridique qui leur est applicable. L’auteur estime que les mesures en question peuvent être qualifiées de contre-mesures. Dès lors, il s’interroge sur le fait de savoir si, en décidant de mettre en œuvre les mesures en question, l’UE et ses Etats membres ont respecté les conditions – tant procédurales que substantielles – du recours aux contre-mesures, telles qu’elles sont précisées dans les Articles sur la responsabilité de l’Etat pour fait internationalement illicite adoptés en 2001 par la Commission du droit international des Nations Unies.

اختار المتكلم التالي، السيد بيير ايمانويل دوبون، محام ومستشار في القانون الدولي العام ومحاضر في الكلية الحرة للقانون و الاقتصاد والإدارة بباريس موضوع دور العقوبات في تنفيذ خطة عدم الانتشار النووي.

درست هذه المداخلة بعض المسائل القانونية التي تطرحها هذه التدابير (العقوبات) من جانب واحد و المتخذة ضد دول أو كيانات معينة. التدابير من جانب واحد هي تدابير منفصلة من تلك التي اتخذها مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة في إطار ما يسمى بجهاز الأمن الجماعي لميثاق الأمم المتحدة. ومن بين الحالات الأخيرة، يقول السيد دوبون، هي التدابير المتخذة ضد إيران من قبل الاتحاد الأوروبي والدول الأعضاء فيه في سياق عام 2012، لإقناع إيران في التخلي عن عدد من الأنشطة في برنامجها النووي، والذي يتضمن الحظر الواسع على واردات النفط والغاز الإيرانيين (دخلت حيز التنفيذ في 1 جويلية يوليو 2012) وتجميد أصول البنك المركزي الإيراني. تطرح هذه التدابير، من حيث القانون الدولي، أولا مشكلة وضعها القانوني الذي يتوقف عليه النظام القانوني المطبق عليها. ويرى المؤلف أن هذه التدابير يمكن وصفها بأنها تدابير مضادة. ولذلك، تساءل عن حقيقة ما إذا كان، في اتخاذ قرار تنفيذ هذا النوع من التدابير، قد امتثل فيه الاتحاد الأوروبي والدول الأعضاء للشروط – الإجرائية والموضوعية على حد سواء – لاستخدام التدابير المضادة، مثل ما تم تحديدها في البنود المتعلقة بمسؤولية الدول عن الأفعال غير المشروعة دوليا والمعتمدة في عام 2001 من قبل لجنة القانون الدولي التابعة للأمم المتحدة

 

Le cinquième intervenant, Ali Fathollah-Nejad, chercheur en relations internationales à l’Université de Londres, a analysé les raisons politiques des sanctions.

Sa présentation contraste les motivations prononcées des sanctions imposées contre l’Iran avec les effets observables. Les sanctions économiques sont l’un des instruments préférés de la politique étrangère occidentale. Elles sont généralement présentées comme un moyen diplomatique quasi-pacifique approprié à éviter la guerre d’après le chercheur. Ce dernier donne un l’exemple du cas irakien qui prouve que le problème général reste que les sanctions sont souvent la dernière étape avant une frappe militaire. Autrement dit, des « bombes intelligentes » succèderont aux « sanctions intelligents ».

Selon l’intervenant, les sanctions ne facilitent guère la résolution de conflits, mais contribuent au durcissement des fronts opposants. En fait, les deux côtés voient les sanctions à travers de prismes fondamentalement différents : Pendant que l’Occident comprend les sanctions selon une logique des coûts et bénéfices pour le pays sanctionné, l’Iran les regarde comme un moyen de pression illégitime contre lequel il faut résister. En outre, il y a une affirmation répandue selon laquelle il existe une relation positive entre sanctions et démocratisation. Mais en vérité, en affaiblissant les couches sociales moyennes, l’avance de pouvoir de l’Etat par rapport à la société civile grandit. Cela montre que l’expectation d’un déclenchement de révoltes à cause des sanctions est plutôt chimérique que réelle. Monsieur Fathollah-Nejad conclut que la politique des sanctions est contreproductive à plusieurs échelles (diplomatique et socio-économique). Malgré la nécessité politique d’abolir les sanctions comme instrument d’une politique étrangère judicieux, il reste de nombreux obstacles politiques et institutionnels afin de désintégrer le réseau extrêmement dense du régime des sanctions imposé à l’Iran.

حلل المتكلم الخامس، علي فتح الله نجاد، وهو باحث في العلاقات الدولية في جامعة لندن، الأسباب السياسية للعقوبات

تعرض مساهمته الدوافع المعلنة للعقوبات المفروضة ضد إيران مع تأثيراتها الملحوظة. حيث أن العقوبات الاقتصادية هي واحدة من الأدوات المفضلة للسياسة الخارجية الغربية. وعادة ما يتم تقديمها كأداة دبلوماسية سلمية تقريبا و مناسبة لتجنب الحرب حسب قول الباحث مذكرا بالمثال العراقي الذي يظهر أن المشكلة العامة هي أن العقوبات غالبا ما تكون الخطوة الأخيرة قبل توجيه ضربة عسكرية. وبعبارة أخرى، سوف تعوض “العقوبات الذكية” ب”القنابل الذكية”.

ووفقا للمتحدث، فإن العقوبات لا تسهل حل النزاعات على الإطلاق، بل تساهم في تصلب الجبهات المعارضة. في الواقع، يرى كلا الجانبين العقوبات من خلال زوايا مختلفة جوهريا: في حين يرى الغرب العقوبات من منطق التكاليف والفوائد التي تعود على البلد الخاضع لها، تبدو لإيران وكأنها وسيلة غير شرعية للضغط و لا بد من مقاومتها. وبالإضافة إلى ذلك، هناك تأكيد منتشر أن هناك علاقة إيجابية بين العقوبات والديمقراطية. ولكن في الحقيقة، بإضعاف الطبقات الاجتماعية الوسطى، ينمو تقدم سلطة الدولة على المجتمع المدني.

هذا يدل على أن توقع اندلاع أعمال الشغب بسبب العقوبات هو خيالي وليس حقيقي. يخلص السيد فتح الله إلى أن سياسة العقوبات تأتي بنتائج عكسية على مستويات متعددة (دبلوماسية واجتماعية واقتصادية). وعلى الرغم من الحاجة السياسية لإلغاء العقوبات كأداة حكيمة للسياسة الخارجية ، هناك العديد من العوائق السياسية والمؤسسية لتفكيك شبكة كثيفة للغاية من العقوبات المفروضة على إيران

L’intervention de Matthew Happold, Professeur en Droit International Public à l’Université du Luxembourg, traite des exigences humanitaires relatives à la mise en place des sanctions

Par opposition aux sanctions globales, les sanctions ciblées ou « smart sanctions » devraient être imposées pour éviter de nuire aux innocents, dans une perspective humanitaire nous explique l’intervenant. Mais d’un autre côté, il y avait une croyance selon laquelle des sanctions globales n’étaient pas très efficaces : on jugeait qu’elles nuisaient aux innocents, mais que de leur côté, les responsables étaient épargnés puisqu’en vertu de leurs positions, ils parvenaient à échapper à ces sanctions. L’idée était donc double selon monsieur Happold: éviter les dommages collatéraux tout en frappant fort ceux dont le comportement était à l’origine de situation entraînant les sanctions.
Le professeur Happold reproche toutefois que l’expression « sanctions ciblées » ne soit pas elle-même particulièrement bien précise. Elle semble d’une part se référer à des sanctions qui ciblent des personnes précises, en particulier avec le gel de leurs avoirs financiers et l’édiction d’interdictions de voyager. Mais on l’utilise aussi dans des situations où interviennent en réalité des sanctions sectorielles dans lesquelles des formes particulières d’importation ou d’exportation sont interdites. Il prend un exemple de la première situation qui est celle de l’embargo sur les armes.

يتناول البروفيسور ماثيو هابولد ، أستاذ في القانون الدولي العام في جامعة لوكسمبورغ، الشروط الإنسانية لتنفيذ العقوبات

يفسر هابولد انه على عكس العقوبات الواسعة النطاق أو الشاملة، ينبغي أن تفرض العقوبات الموجهة أو “العقوبات الذكية” لتجنب إيذاء الأبرياء من منظور إنساني. ولكن من ناحية أخرى، كان هناك اعتقاد بأن العقوبات الشاملة لم تكن فعالة جدا: كان يعتقد أنها تضر الأبرياء، ولكن من ناحية أخرى، لا يتأثر بها المسؤولون بما أنه بفضل مكانتهم يستطيعون الهروب من هذه العقوبات. كان للفكرة شقان وفقا للسيد هابولد: تجنب الأضرار الجانبية مع ضرب قوي لأولئك الذين كان  سلوكهم في أصل حالة تؤدي إلى فرض العقوبات

يلوم الأستاذ هابولد مع ذلك،  أن مصطلح “العقوبات الموجهة” غير دقيق للغاية. حيث يبدو من ناحية أنه يشير إلى عقوبات تستهدف أفراد معينين، ولا سيما بتجميد أصولهم المالية ومنعهم من السفر. ولكن يستخدم أيضا في حالات تنطوي على عقوبات قطاعية أين تكون فيها أشكال معينة من الاستيراد أو التصدير محظور. يستند هابولد على مثال من الحالة الأولى المتمثلة في الحظر المفروض على الأسلحة

La deuxième table ronde sur les conséquences et perspectives des sanctions a été présidée par le Recteur Armel Pécheul, Professeur agrégé des Facultés de Droit.

ترأس رئيس الجامعة أرميل بيشول، أستاذ مشارك في كلية الحقوق، المائدة المستديرة الثانية حول آفاق وعواقب العقوبات

Le premier intervenant, son excellence Jean-Pierre Vettovaglia, Ancien ambassadeur de Suisse en France et professeur des universités aborde l’impact et l’efficacité des sanctions

La contribution de l’Ambassadeur Vettovaglia est essentiellement consacrée à l’étude de l’impact et de l’efficacité des sanctions en général et  dans le domaine de la prolifération nucléaire en particulier. Ses considérations s’inspirent des travaux récents du “Targeted Sanctions Consortium” mis au point sous la direction du Professeur Thomas Biersteker du Geneva Institute. Elle a cherché à démontrer la relative inefficacité des sanctions, également en matière de non-prolifération, même si le TNP reste l’un des traités internationaux les plus respectés qui soit dans le domaine du droit international public.

Sa contribution a souligné le fait que les preneurs de sanctions se soucient assez peu de leur impact et de leur efficacité. L’addition de sanctions onusiennes et d’autres unilatérales et multilatérales rend l’ensemble peu lisible et de moins en moins légitime pour ne rien dire de sa  légalité. Ceci n’empêche pas les protestations de bonne foi qui masquent les véritables conséquences socio-économiques et politiques de sanctions que l’on voudrait dorénavant exclusivement ciblées. Les objectifs de non-prolifération en cachent d’autres plus prosaïques. Il est probable que l’évolution du système onusien et le passage à un monde redevenu multipolaire rendent de plus en plus difficile l’application de sanctions coercitives multilatérales  dans le domaine de la non-prolifération. De même, l’interprétation que font les puissances occidentales des articles III et IV du TNP dans le cas de l’Iran risque de devenir plus difficile à soutenir à l’avenir.

تناول أول المتحدثين، جان بييرفيتوفاجليا ، سفير سابق لسويسرا في فرنسا وأستاذ في الجامعة، تأثير وفعالية العقوبات

خصص إسهام السفير فيتوفاجليا، أساسا لدراسة تأثير وفعالية العقوبات بصفة عامة وفي مجال الانتشار النووي على وجه الخصوص. وتستند اعتباراته على الأعمال الأخيرة ل “كونسورتيوم العقوبات المستهدفة” الذي وضع تحت إشراف البروفيسور توماس بيرستيكر بمعهد جنيف. سعى هذا الاخير لإثبات عدم الفعالية النسبية للعقوبات و حتى في ما يخص حظر الانتشار على الرغم من أن معاهدة حظر الانتشار النووي لا تزال واحدة من أكثر المعاهدات الدولية المحترمة في مجال القانون الدولي العام.

وقد أكدت مساهمته أن واضعي العقوبات لا يقلقون كثيرا من أثرها وفعاليتها. وبإضافة عقوبات الامم المتحدة و اخرى احادية الجانب ومتعددة الأطراف اصبح الكل غير واضح جيدا وأقل شرعية شيء فشيء. و يضيف ان هذا لا يمنع الاحتجاجات الحسنة النية التي تحجب العقوبات الاجتماعية والاقتصادية والسياسية الحقيقية التي يراد الآن استهدافها حصرا حيث تخفي أهداف عدم الانتشار اهداف أخرى أكثر إحراجا. فمن المرجح ان تطوير منظومة الأمم المتحدة والانتقال إلى عالم اصبح متعدد الأقطاب جعل من الصعب اكثر فأكثر تطبيق عقوبات قسرية متعددة الأطراف في مجال عدم الانتشار. وبالمثل، يستطيع أن يصبح تفسير القوى الغربية للمادتين الثالثة والرابعة من معاهدة حظر الانتشار النووي بخصوص إيران أكثر صعوبة لقبوله في المستقبل.

Le deuxième intervenant, monsieur Alexander Orakhelashvili, Maître de conférence à la Faculté de droit à l’Université Birmingham a intitulé son intervention l’Implication des sanctions unilatérales sur le système de sécurité collective de l’ONU.

La présentation du Docteur Orakhelashvili a mis l’accent sur les sanctions de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union Européenne contre l’Iran et la Syrie, en termes d’impact sur le mécanisme de sécurité collective de l’ONU. Les sanctions contre l’Iran et la Syrie soulèvent, selon l’orateur, des questions quant à la relation entre les contre-mesures dans le cadre du droit de la responsabilité de l’État et des sanctions comme des mesures de sécurité collective. La présentation de Monsieur Orakhelashvili a mis en évidence ce que chacun de ces types de mesures peut légalement réaliser et l’impact qu’ils peuvent avoir légalement. Cette question se pose au regard du risque du double emploi des efforts de sécurité collective entre l’ONU et l’UE, qui est monté avec des risques d’entrave à l’efficacité des sanctions en infligeant des dégâts sur les populations de l’État ciblé, sans aucune justification adéquate.

عنون المتحدث الثاني، السيد الكسندر أراكشفيلي، محاضر في كلية الحقوق في جامعة برمنغهام، خطابه عواقب العقوبات الاحادية الجانب على نظام الأمن الجماعي للأمم المتحدة.

ركز عرض الدكتور أراكشفيلي على عقوبات الأمم المتحدة والاتحاد الأوروبي ضد إيران و سوريا، من حيث التأثير على آلية الأمن الجماعي للأمم المتحدة. تثير العقوبات ضد ايران و سوريا، وفقا للمتحدث، تساؤلات حول العلاقة بين -التدابير المضادة- بموجب قانون مسؤولية الدولة والعقوبات كتدابير للأمن الجماعي.

أبرزت مداخلة السيد أراكشفيلي ما يمكن أن تؤدى كل هذه الأنواع من التدابير وتأثيرها من الناحية القانونية. هذا السؤال يطرح نفسه في ما يتعلق بخطر ازدواجية جهود الأمن الجماعي بين الأمم المتحدة والاتحاد الأوروبي، والذي يحمل خطر عرقلة فعالية العقوبات عندما يلحق الضرر بشعوب الدول المستهدفة، دون مبرر كاف.

 

L’intervention du Professeur François Géré, Président fondateur de l’Institut français d’analyse stratégique examine le rôle des sanctions dans l’application du régime de la Non Prolifération Nucléaire.

Embargo et sanctions constituent une ancienne stratégie classique où le facteur TEMPS est essentiel. Or, dans le cas de l’Iran Monsieur Géré pense qu’il existe aussi un jeu fondamental avec le facteur temps : la progression du programme nucléaire de l’Iran et la proximité croissante de la disponibilité des matières pouvant servir à des fins militaires. On ne cesse de lire que l’Iran cherche à gagner du temps. Que les adversaires comptent sur les effets des sanctions sur la durée.

Le Professeur Géré souligne que du fait des sanctions et des difficultés bancaires qui en résultent l’Iran perd de l’argent sur les revenus des hydro carbures et doit vendre moins cher. Téhéran doit allonger les délais de paiement. Il existe désormais des accords de « troc » très compliqués par exemple avec l’Inde : hydrocarbures contre blé. Mais la hausse du prix des hydrocarbures depuis 2004 permet au gouvernement iranien de maintenir les revenus sensiblement au même niveau alors que les ventes ont baissé d’environ 25%.

Même si une majorité de pays acceptent de se soumettre (partiellement) aux injonctions des Etats-Unis (Japon, Corée du Sud…), Téhéran trouve encore de nombreux soutiens en Chine, en Inde…

Le paradoxe des sanctions est qu’elles mettent en évidence la dépendance de l’économie Iranienne  à l’égard  des hydrocarbures et fournit un argument en faveur du développement l’industrie nucléaire !

تدرس مداخلة الأستاذ فرانسوا جيري، رئيس و مؤسس المعهد الفرنسي للتحليل الإستراتيجي دور العقوبات في تطبيق مخطط عدم انتشار الأسلحة النووية.

يشكل الحصار والعقوبات استراتيجية كلاسيكية قديمة حيث يعتبر فيه الوقت عامل جوهري. ومع ذلك، في حالة إيران يعتقد السيد جيري أن هناك أيضا لعبة أساسية مع عامل الوقت: تقدم البرنامج النووي لإيران والقرب المتزايد لتوافر المواد التي يمكن استخدامها لأغراض عسكرية. حيث وجد السيد جيري العديد من القراءات التي ترى أن إيران تسعى لتوفير الوقت و أن المعارضين يعتمدون على آثار العقوبات على الزمن.

أكد الأستاذ جيري أن إيران بسبب العقوبات والصعوبات المصرفية الناتجة يفقد الكثير من المال على مدخولات الهيدروكربونات و لا بد ان يبيع بسعر منخفض. كما لا بد على طهران تمديد مواعيد الدفع. هناك الآن اتفاقات “مقايضة” معقدة جدا مع الهند مثلا : الهيدروكربونات ضد القمح. و لكن يسمح ارتفاع أسعار النفط منذ عام 2004 للحكومة الإيرانية بالمحافظة على عائدات في نفس المستوى تقريبا مع تراجع المبيعات بحوالي نسبة 25٪

على الرغم من أن معظم البلدان توافق على الخضوع (جزئيا) الى أوامر من الولايات المتحدة (اليابان، كوريا الجنوبية …)، لا يزال العديد من مؤيدي طهران في الصين والهند

التناقض الذي تسببه العقوبات يتمثل في انها تسلط الضوء على اعتماد الاقتصاد الايراني على النفط وتوفر حجة في صالح تطوير الصناعة النووية

La quatrième intervention, celle de l’Amiral Jean Dufourcq, Rédacteur en chef de la revue Défense nationale, directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, s’intitule les effets géostratégiques des sanctions.

Selon l’Amiral Jean Dufourcq, il apparaît de plus en plus fortement que le mécanisme des sanctions internationales contre l’Iran fragilise le système international dans son ensemble. Loin d’accentuer une fracture entre la population et le régime, elles renforcent celui-ci et met à mal les stratégies de puissance des pays émergents et des BRIC qui ne se satisfont pas du statu quo voulu par les Occidentaux au détriment de leur dynamisme stratégique. Trois aspects fondamentaux sont à retenir du point de vue de l’Amiral:

- Le jeu apparaît fortement biaisé et ne correspond pas à une volonté authentique de négociation à partir d’une contrainte raisonnable ;

- la pression collective est une stratégie qui peut être contournée par la cible dans le contexte actuel de diversification des soutiens à l’Iran et de l’unilatéralisme américain ;

- les sanctions contre l’Iran telles qu’elles sont appliquées posent un réel problème de gouvernance du système international.

Appeler de ses vœux une nouvelle façon de négocier est d’autant plus réaliste et envisageable, que le régime iranien semble aujourd’hui disposé à ce que j’appellerais une coopération froide minimale avec l’ensemble des négociateurs.

المداخلة الرابعة، القاها الأميرال جان دوفورك، رئيس تحرير مجلة الدفاع الوطني و مدير البحوث في معهد للبحوث الاستراتيجية للمدرسة العسكرية،  بعنوان الآثار الجيواستراتيجية للعقوبات

وفقا للأدميرال دوفورك، يبدو أن آلية العقوبات الدولية ضد إيران تضعف النظام الدولي ككل أكثر فأكثر. فإنها بعيدا عن تعزيز الفجوة بين الشعب و النظام، تعزز النظام وتضعف استراتيجيات القوة للبلدان الناشئة ودول بريك (البرازيل و روسيا و الهند و الصين) الذين يبدون خيبتهم بخصوص الوضع الراهن الذي يسعى إليه الغرب على حساب ديناميكيهم الإستراتيجية . ثلاثة جوانب أساسية هي ذات الصلة من وجهة نظر الأميرال:

- تبدو اللعبة متحيزة بقوة ولا تعكس رغبة حقيقية في التفاوض انطلاقا من قيود معقولة؛

- الضغط الجماعي هي استراتيجية  يمكن تفاديها بواسطة الاستهداف في السياق الحالي المتميز بتنويع الدعم لإيران و بأحادية الولايات المتحدة ؛

- العقوبات ضد إيران كما هي مطبقة تطرح مشكلة حقيقية للحكم في النظام الدولي

- دعوة للترحيب بوسيلة جديدة من التفاوض هي أكثر واقعية وقابلة للتنفيذ، خاصة وأن النظام الإيراني يبدو الآن على استعداد لما يمكن أن يسميه تعاونا باردا أدنى مع كل المفاوضين

Le cinquième intervenant, Ali Reza Jalali,Chercheur de droit constitutionnel Eurasie et Centre d’étude méditerranée en Italie aborde les sanctions et l’origine des changements sociaux des pays ciblés : le cas iranien.


C
ompte tenu de l’importance du pétrole dans l’économie de l’Iran, Ali Reza Jalali pense que les sanctions ont un effet négatif sur le pays, surtout sur le court terme. Le principal effet est la dévaluation de la monnaie locale, puis la forte hausse de l’inflation, actuellement autour de 30%. Cela s’est traduit selon l’orateur, par une hausse des prix, qui a causé beaucoup de problèmes, en particulier pour les classes moyennes et pauvres et pour les employés iraniens, mais a profité aux familles les plus riches et certains cercles de la classe moyenne, grâce à la spéculation financière.

En fait, l’Iran, explique Reza Jalali, ne peut effectuer des transactions bancaires internationales, ou même s’il peut le faire, c’est dans de très mauvaises et difficile conditions. Les sanctions ne sont pas en train d’«enseigner» quelque chose, mais poussent des politiques à promouvoir l’autosuffisance dans le secteur de l’énergie. Sans le secteur pétrolier, l’Iran perd sa principale source de revenus du pays. D’un autre côté, Téhéran est contraint de chercher une alternative au pétrole et l’énergie nucléaire afin de survivre, il est donc candidat historique. Le peuple iranien alors, malgré les difficultés en matière de sanctions, comprend l’irrationalité de ces dernières, ajoute-il, ce qui a provoqué un sentiment d’injustice généralisée, mais elle a entraîné une augmentation de la haine contre les arrogantes puissances internationales, directement responsables de ces sanctions économiques injustes. Cette situation crée uniquement la haine dans la société iranienne, et non pas contre le régime iranien, mais contre les Etats-Unis et certains gouvernements européens.

ناقش المتحدث الخامس، علي رضا جلالي، باحث في القانون الدستوري في أوراسيا و في مركز الدراسات المتوسطية في إيطاليا موضوع العقوبات وأصل التغيير الاجتماعي في البلدان المستهدفة: حالة إيران.

نظرا لأهمية النفط في اقتصاد إيران يعتقد علي رضا جلالي أن العقوبات سيكون لها تأثير سلبي على البلاد، وخاصة على المدى القصير. و قال ان الأثر الرئيسي هو انخفاض قيمة العملة المحلية وارتفاع حاد في معدلات التضخم، البالغ في الوقت الراهن حوالي 30٪. وقد انعكس ذلك وفقت للمتحدث، بارتفاع في الأسعار والذي قد يسبب العديد من المشاكل ، وخاصة بالنسبة للطبقات المتوسطة والفقيرة والموظفين الإيرانيين ولكن استفادت أغنى الأسر وبعض دوائر الطبقة الوسطى من ذلك، وهذا بفضل المضاربات المالية.

في الواقع ، يقول رضا جلالي، لا يمكن لإيران أن تجري معاملات مصرفية دولية، أو حتى إذا ما في وسعها اجراء مثل هذه المعاملات، فإنها تتم في ظروف سيئة وصعبة للغاية. فالعقوبات لا “تعلم” اي شيء، ولكنها تدفع السياسات إلى تعزيز الاكتفاء الذاتي في مجال الطاقة. وأضاف انه بدون القطاع النفطي، تفقد إيران المصدر الرئيسي للدخل في البلاد. من ناحية أخرى، لقد أجبر هذا البلد على إيجاد بديل للنفط والطاقة النووية من أجل البقاء على قيد الحياة، لذلك فهو مرشح تاريخي. يفهم الشعب الإيراني إذن على الرغم من الصعوبات في فرض العقوبات، لاعقلانية هذه التدابير مما تسبب في انتشار الشعور بالظلم، لكنه أدى إلى زيادة الكراهية ضد القوى الدولية المتغطرسة المسؤولة مباشرة عن هذه العقوبات الاقتصادية الظالمة. وهذا يخلق فقط الكراهية في المجتمع الإيراني، ليس ضد النظام الايراني، بل ضد الولايات المتحدة وبعض الحكومات الأوروبية

Pierre Berthelot, enseignant-chercheur associé à l’IFAS et à l’IPSE traite dans son intervention des Effets des sanctions sur l’économie des pays ciblés

Lorsque la diplomatie semble avoir échoué et que le recours à la force parait difficile, disproportionné ou impossible, l’arme des sanctions, principalement d’ordre économiques devient, selon monsieur Berthelot, la modalité essentielle des relations entre certaines puissances et les pays qu’elles considèrent comme les perturbateurs du système international, en particulier lorsqu’ils disposent de l’arme nucléaire ou qu’ils sont réputés vouloir l’acquérir.  Pourtant, l’expérience prouve jusqu’ici que si les sanctions ont toujours un impact plutôt négatif sur l’économie de ces Etats, elles ne sont cependant pas suffisantes pour les affaiblir de façon décisive. Ces pays « rebelles » parviennent progressivement à mettre en place une économie « de résistance » qui tend vers l’autosuffisance et privilégie le troc, explique Monsieur Berthelot. Pire, il argue que les sanctions renforcent en général politiquement les régimes en place qui accroissent parallèlement leur contrôle sur les ressources produites qu’ils redistribuent ensuite à une population qui voit ses conditions de vie se détériorer à l’inverse de ses dirigeants ou de leurs obligés.

تحدث بيير بيرتيلو، باحث و محاضر في ايفاس و يبس،  عن آثار العقوبات على اقتصاد البلدان المستهدفة

عندما يبدو أن الدبلوماسية قد فشلت وأن استخدام القوة من الأمر الصعب، أو من المستحيل أو من غير المناسب، يصبح سلاح العقوبات، خاصة ذات الطبيعة الاقتصادية وفقا للسيد بيرتيلو، الوسيلة الرئيسية للعلاقات بين بعض القوى والدول التي يعتبرونها مشوشة النظام الدولي، وخاصة عندما يكون لديهم أسلحة نووية أو معروفون برغبتهم في الحصول عليها. وبالرغم من ذلك، أظهرت التجربة حتى الآن أنه إذا كانت العقوبات لا يزال لها تأثير سلبي على اقتصاد هذه الدول، فهي مع ذلك لا تكفي لإضعافها بطريقة حاسمة. و يشرح السيد بيرتيلو انه بإمكان هذه البلدان “المتمردة”  أن تطور تدريجيا اقتصاد “مقاومة”  يميل نحو الاكتفاء الذاتي و يفضل المقايضة. أسوأ من ذلك، إن العقوبات عموما تعزز سياسيا الأنظمة التي تنمي بالتوازي سيطرتها على موارد تم إنتاجها ثم إعادة توزيعها على شعب يرى ظروفه المعيشية تتدهور على عكس القادة أو من ممنونيهم.

Monsieur Christophe Reveillard,responsable des recherches à l’Université de la Sorbonne et au CNRS vient conclure ce colloque international par une synthèse d’extrême richesse qui rappelle les principales thématiques des différents intervenants et les réponses apportées par ces derniers. Le fil rouge de ce colloque dit-il, c’est l’inadéquation des sanctions internationales avec les objectifs affichés. En reprenant les propos du sénateur de Montesquiou, du président Rastbeen et de bien d’autres, il annonce que faire souffrir la population iranienne renforce à la fois, son unité intérieure vis-à-vis de l’extérieur et sa volonté majoritaire d’atteindre la capacité nucléaire. c’est donc une mise en doute de l’efficacité réelle des sanctions. Le professeur Reveillard insiste aussi; comme un bon nombre d’intervenants, sur le caractère inégalitaire dans la détermination de ceux qui peuvent avoir la puissance nucléaire réservée aux cinq membres du conseil de sécurité, avec quelques exceptions; dont le cas  israélien présente un autre fil rouge de ce colloque. Ensuite, les sanctions ont été décidées de manière non démocratique, hors débat et une grande incohérence dans les décisions avec le recours à des arguments généraux, ajoute-il. D’autant que l’atteinte aux droits de l’homme, qui est le frein ultime et la limite des sanctions, a été confirmée sans que la communauté internationale ne daigne réagir en conséquence. En effet, en reprenant l’exemple du professeur Coville, quand une inflation atteint plus de 40 % il y a une atteinte directe à la capacité économique ou même de survie d’une partie de la population. Il y a de ce fait, un saut qualitatif et même quantitatif sans justification apparente dans l’application des sanctions notamment par l’UE. Au niveau juridique, le professeur Reveillard reprend le terme de “pollution” du droit international publique par une hégémonie américaine sur l’esprit de décision du système international comme le dit Maître Hatem, et par ce caractère exorbitant du droit commun qui se traduit dans les sanctions extraterritoriales. L’erreur de la voie choisie est sans équivoque d’après l’orateur. La question est posée d’une nécessité d’une nouvelle gouvernance de négociations internationales. En somme, Monsieur Reveillard souligne la qualité des questions et observations de la salle qui ont enrichi cette belle substance commune des différentes communications et la pertinence des remarques émises par ce colloque qui est sans équivalent dans la scène scientifique internationale et française, comme l’ont fait remarquer beaucoup d’intervenants.

اختتم السيد كريستوف ريفيار، رئيس قسم الأبحاث في جامعة السوربون و في  س ان ار سي، هذا المؤتمر الدولي بتوليف مدقع ذكّر فيه بالمواضيع الرئيسية لمختلف المتحدثين وبالأجوبة التي قدموها. قال البروفيسور أن السلك الأحمر للمؤتمر هو عدم تناسب العقوبات الدولية مع الأهداف المعلنة.  و أضاف مثل السيناتور دي مونتيسكيو و الرئيس راست بين وغيرهم، أن الحاق الضرر بالشعب الإيراني يعزز وحدته الداخلية ضدّ العالم الخارجي و رغبة أغلبيّته في تحقيق القدرة النووية. لذلك هو يشكّك في فعالية العقوبات.

أصر السيد ريفيار أيضا مثل عدد لا بأس به من المداخلين على الطبيعة غير المتكافئة في تحديد من يمكن أن يكون لديهم الطاقة النووية المخصصة للأعضاء الخمسة لمجلس الأمن، مع وجود استثناءات قليلة بما في ذلك الاستثناء الإسرائيلي الذي يعرض موضوع أحمر آخر لهذا المؤتمر. وأضاف انه بعد ذلك تم تقرير العقوبات بطريقة غير ديمقراطية دون نقاش و بغياب تناسق كبير في القرارات مع استخدام حجج عامة.

خصوصا أنه حدث تعدي على حقوق الإنسان والذي هو الفرامل و الحد النهائي للعقوبات، و لكن دون أن يجيب المجتمع الدولي لذلك. في الواقع، بتذكير مثال الأستاذ كوفيل، عندما يبلغ معدل التضخم أكثر من 40٪ هناك مساس مباشر بالقدرة الاقتصادية أو حتى القدرة على البقاء لجزء من السكان.

وبالتالي فإن هناك نقلة نوعية وكمية حتى من دون مبرر واضح في تطبيق العقوبات من قبل الاتحاد الأوروبي على وجه الخصوص.

على الصعيد القانوني، يذكر البروفيسور ريفيار مصطلح “تلوث” القانون الدولي العام من قبل الهيمنة الأمريكية على منطق الحسم للنظام الدولي كما قال سيد حاتم، وبسبب الطبيعة الباهظة من القانون المشترك الذي يظهر في العقوبات التي تتجاوز الحدود الإقليمية . الخطأ في المسار المختار هو امر واضح من وجهة نظر المتحدث. والسؤال مطروح حول الحاجة إلى حوكمة جديدة من المفاوضات الدولية.

وباختصار يسطر السيد ريفيار نوعية الأسئلة والتعليقات من الحضور و التي أثرت هذه المادة الجميلة المشتركة من مختلف الاتصالات وأهمية التعليقات التي أدلى بها المؤتمر والتي لا يوجد لها معادل في الساحة العلمية الفرنسية و الدولية، كما أشار الى ذلك العديد من المداخلين.

 

SOURCE

Site web de l’Académie de Géopolitique de Paris.

 

ENGLISH

This is a summary of the first international conference held in Europe on the issue of economic sanctions at which Ali Fathollah-Nejad made a presentation on the political reasons for imposing sanctions. Organized by the Paris Academy of Geopolitics (Académie de Géopolitique de Paris), the conference took place at the French Senate, with the participation of economic and legal experts, former UN Secretary-General Boutros-Ghali and three former European (two French and one Swiss) ambassadors to Iran.

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Der Sinn und Unsinn von Sanktionen

Posted on 05 May 2013 by Ali Fathollah-Nejad

Seit Monaten versucht der Westen, den Iran durch Sanktionen zu mehr Transparenz beim Atomprogramm zu zwingen. Der Erfolg blieb bisher aus. Kritiker fordern daher ein Ende der Sanktionspolitik.

Welchen Zweck verfolgt das iranische Atomprogramm? Diese Frage treibt die internationale Gemeinschaft seit Jahren um. Strebt der Gottesstaat nach Atomwaffen? Oder soll man den Beteuerungen der iranischen Regierung glauben, dass es ausschließlich um die zivile Nutzung der Atomenergie geht? Niemand im Westen kann die Frage sicher beantworten. Seit die Internationale Atomenergieorganisation (IAEO) 2006 Zweifel an der ausschließlich zivilen Nutzung des iranischen Atomprogramms im UN-Sicherheitsrat angemeldet hat, will die internationale Gemeinschaft eine Antwort erzwingen. Das Mittel der Wahl: Sanktionen.
Hartes Sanktionsregime
In mehreren Beschlüssen der Europäischen Union und in Abstimmung mit den USA wurden die Sanktionen 2012 erheblich verschärft. Die Bundesrepublik Deutschland verfolgt bei ihrer Sanktionspolitik wie die EU und die USA einen “doppelten Ansatz”, den das Auswärtige Amt auf seiner Internetseite wie folgt erläutert: “Einerseits wird Iran eine umfassende Kooperation angeboten, für den Fall, dass er in der Frage seines Nuklearprogramms mit der Weltgemeinschaft kooperiert. Andererseits sollen Sanktionen den Iran zum Einlenken in der Nuklearfrage bewegen, solange er nicht kooperiert.” Die 2012 beschlossenen Sanktionen sind wesentlich drastischer und umfassender als alle vorherigen. Sie betreffen den Finanzbereich, schließen ein Öl- und Erdgasembargo mit ein, sowie lange Listen wichtiger iranischer Persönlichkeiten, Unternehmen und Institutionen, deren Bewegungsfreiheit international eingeschränkt wird. Die Bundesregierung betont immer wieder, dass sich die Maßnahmen nicht gegen die iranische Zivilbevölkerung richten. Tatsächlich hat sich die Wirtschaftslage im Iran in den letzten Monaten dramatisch verschärft. Die Inflation steigt rasant, die Landeswährung, der Rial, hat 30 Prozent seines Werts eingebüßt, Lebensmittel wie Hühner- und Rindfleisch sind für die meisten Menschen unerschwinglich geworden. Regelmäßig kommt es bei lebensnotwendigen Medikamenten zu Engpässen. “Die ganze Bevölkerung leidet unter den Sanktionen.” Zu diesem Schluss kommt eine Studie der Dubai Initiative, ein Gemeinschaftsprojekt der Dubai School of Government (DSG) und der Harvard Kennedy School (HKS).
Kein Einlenken in Sicht
Trotz der Sanktionen hat der Iran bis heute keinerlei Zugeständnisse gemacht. Die jüngsten Atomgespräche im Frühjahr 2013 sind, wie alle Atomgespräche zuvor, ergebnislos geblieben. Der außenpolitische Sprecher der Unionsfraktion im Bundestag, Philipp Mißfelder (CDU), war im Vorfeld noch vom Erfolg der Sanktionen überzeugt und sagte im Deutschlandfunk: Der Westen hätte viel früher strenger auftreten müssen. Das Gegenteil ist der Fall, sagen Kritiker. Der deutsch-iranische Politologe Ali Fathollah-Nejad ist der Ansicht, dass Sanktionen eine Lösung des Konflikts behindert haben, da sie die Fronten verhärteten, “denn der Machtvorsprung des Regimes gegenüber der Zivilgesellschaft wächst”. Die Sanktionen träfen die Mittelschicht, die das Rückgrat des inländischen Widerstands gegen die Regierung bildet, viel härter als die herrschende Clique. In der Folge würde das Regime an Macht gewinnen und die Opposition an Einfluss verlieren. Nicht zuletzt ist Fathollah-Nejad überzeugt, dass der Westen und der Iran verschiedene Perspektiven haben. “Der Westen denkt entlang von Kosten-Nutzen-Kalkulationen. Die Iraner sehen Sanktionen demgegenüber als illegitimes Druckmittel, gegen das man Widerstand leisten muss.” Während der Westen also davon ausgeht, dass es einen Punkt gibt, an dem der Iran einknickt, erhöht der Druck tatsächlich die Widerstandsfähigkeit des Iran.
Das Problem der gezielten Sanktionen
Sanktionen erfüllen aber nicht nur nicht ihren Zweck, sondern treffen nach Ansicht vieler Kritiker die Falschen. Die Bevölkerung hat es doppelt schwer, denn sie leidet unter dem Regime und den Sanktionen. Ein Beispiel dafür ist der Irak. In den neunziger Jahren verursachten die Sanktionen gegen das Land eine humanitäre Katastrophe, ohne die Machthaber zu Fall zu bringen. In der Folge haben eine Vielzahl von Experten Konzepte für sogenannte “kluge” oder “gezielte” Sanktionen vorgelegt. Ziel dieser Konzepte war es, Sanktionen als ein wichtiges Zwangsmittel zur Sicherung des Friedens, die in der UN-Charta (Kapitel 7, Artikel 41) vorgesehen sind, zu erhalten. Ungezielte Sanktionen, die ganze Bevölkerungen ins Elend stürzten, sind nämlich nur schwer mit dem Völkerrecht vereinbar und sollten der Vergangenheit angehören. Im Falle des Iran, wo weitgehende Wirtschaftssanktionen jetzt wieder vor allem das Volk treffen, kann man aber kaum von gezielten Sanktionen sprechen. “Im Fall von Iran muss man davon ausgehen, dass die momentanen Sanktionen nicht mit dem Völkerrecht zu vereinbaren sind, weil sie de facto das soziale Gefüge ins Visier nehmen”, sagt Fathollah-Nejad. Lösungsansätze verzweifelt gesucht Wie könnte ein Ausweg aussehen, der beiden Seiten eine akzeptable Lösung böte? Das konservative Internationale Institut für Sicherheitsstudien (INSS) der Universität Tel Aviv kommt in seiner jüngsten Studie zu dem Ergebnis, dass die Sanktionen gegen den Iran noch nicht schmerzhaft genug seien. Da der Iran immer noch nicht eingelenkt habe, sei eine Erhöhung des Drucks die logische Konsequenz. Niema Movassat, der für die Partei Die Linke im Bundestag sitzt, hat sich mehrfach zu den Sanktionen gegen den Iran geäußert. “Ich lehne die Sanktionen gegen den Iran ab!” Er fordert ein grundsätzliches Umdenken: “Meiner Ansicht nach müsste der Westen den ersten Schritt gehen.” Das bedeutet: Ein Ende der Sanktionen sowie Sicherheitsgarantien für alle Staaten in der Region. Längerfristig müssen die Doppelstandards bei der Nutzung der Atomenergie unbedingt beendet werden. Zum Beispiel müssten Pakistan und Israel, die beide anders als der Iran dem Atomwaffensperrvertrag nie beigetreten sind, aber im Gegensatz zum Iran Atomwaffen besitzen, nuklear abrüsten. “Wir müssen auch den Iran trotz seines menschenverachtenden Regimes endlich nach internationalem Recht behandeln.” Wenn dies geschähe, stiegen auch die Chancen auf einen innenpolitischen Wandel im Iran selbst.

 

SOURCE

IN ENGLISH This is an article by “DW (Deutsche Welle)”, the international German media outlet, for which Ali Fathollah-Nejad has been interviewed on the issue of Iran sanctions, namely on the political (conflict resolution), socio-economic and legal dimensions.

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[en] The last item is an open letter (dd. 1 Aug.) signed by almost 500 authors, filmmakers, musicians, theater makers, dancers, journalists and academics asking German policymakers to engage in efforts towards ending the Israeli assault on Gaza as well as ending the illegal siege of Gaza. Ali Fathollah-Nejad is among the signers of this open letter that was widely reported in the German media.

↓NEWS↓

(Aug. 2014) [de] Ali Fathollah-Nejad ist nunmehr "Research Fellow" beim Deutschen Orient-Institut (DOI) in Berlin.
[en] Ali Fathollah-Nejad was appointed Research Fellow at the German Orient Institute in Berlin - "the oldest non-profit scientific institution devoted to Near and Middle East studies in Europe."

↓DATES↓

CAMBRIDGE (UK) | 25–28 Aug. 2014 | Paper presentation by Ali Fathollah-Nejad: "Merely a Charm Offensive? The Foreign-Policy School of Thought behind Iran’s New Foreign Policy – With a Special Emphasis on the GCC" | Panel “Iran and the GCC: Prospects for Change?”, organized by Dr. Paul Aarts (University of Amsterdam) and Dr. Luciano Zaccara (Georgetown University, School of Foreign Service in Qatar) | 2014 Gulf Research Meeting (GRM), Gulf Research Centre Cambridge (GRCC) University of Cambridge.

HELSINKI | 5 Sep. 2014 | Paper presentation by Ali Fathollah-Nejad: "Geo-Economic Foreign Policy? Comparing Iran’s and Turkey’s Strategies" | »Geoeconomics as Foreign Policy Strategy: Comparing Regional Powers« Workshop | Finnish Institute of International Affairs (FIIA), Helsinki, 5 September 2014.

COLOGNE | 25–27 Sep. 2014 | Paper presentation by Ali Fathollah-Nejad: "Iran’s Civil Society Grappling with Triangular Dynamics: Effects of External Impacts on the Evolution of State–Society Relations in Strategically Important Countries" | 21st International DAVO Congress of Contemporary Research on the Middle East | Organized by the German Middle East Studies Association for Contemporary Research and Documentation (DAVO) | Hosted by the Department of Middle Eastern and Southeast Asian Studies (Institute of Oriental Studies), University of Cologne | 25–27 September 2014, Cologne (Germany).

BONN (Germany) | 27 Nov. 2014 | Paper presentation by Ali Fathollah-Nejad: "Rethinking 'Middle Eastern Studies': Analytical and Conceptual Queries and Propositions" | Conference »Crossroads Studies: Mobilities, Immobilities and the Issue of Positionality for Rethinking Area Studies« | Organized by the research network »Crossroads Asia: Conflict, Migration, Development« | Center for Development Research (ZEF, Zentrum für Entwicklungsforschung), University of Bonn | 27–28 November, Bonn (Germany).